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3 août 2025

Parc national de Timanfaya & Caldera Blanca

 
Le parc national de Timanfaya constitue le joyau de Lanzarote en termes de paysages d'un autre monde...Il est le produit de violentes vagues d'éruptions volcaniques survenues entre 1720 et 1736, puis en 1824. Niveau dépaysement, on ne peut pas faire mieux! C'est simple il y a zéro végétation; les couleurs se déclinent sur des palettes de rouges, de jaunes et de gris, et c'est comme si tout était figé dans une espèce d'aridité extrême laissant imaginer la violence des éruptions.  Bref la nature à l'état brut!

Evidemment, le revers de la médaille de toute cette beauté, c'est le caractère ultra touristique du lieu. Pour le préserver ils ont interdit les balades à pied sur le site: vous ne pourrez donc y accéder qu'en bus. J'appréhendais un peu car je suis allergique à toute forme de truc en groupe, mais là ça vaut le coup et la sauvagerie du paysage vous fait oublier ce désagrément (en plus les informations délivrées sont intéressantes).

Pour y accéder, rendez vous au restaurant El Diablo, où il y a ensuite des départs de bus réguliers. Je vous conseille de visiter Timanfaya à l'ouverture (comme nous) ou en toute fin de journée, vous éviterez ainsi le flux incessant de touristes. 




La route empruntée par le bus serpente entre les volcans. C'est d'ailleurs assez hallucinant qu'ils aient réussi à la construire dans un tel environnement!  On en prend plein les mirettes, le passage entre deux murs de lave hauts de plusieurs mètres est particulièrement impressionnant. 



Les murs de lave, plus hauts que le bus! 

La splendeur... 







Le restaurant El Diablo propose des viandes grillées sur la lave; bon, pas très ragoûtant pour moi évidemment, mais le cadre est joli et les prix sont tout-à-fait raisonnables. Quand on a eu fini la visite, on a halluciné sur les hordes de touristes qui débarquaient en masse et surtout sur la file ininterrompue de voitures qui attendait de pouvoir rentrer dans le parc. Pire qu'un retour de vacances au péage de Saint Arnoult! Donc vraiment je vous conseille de le faire en-dehors des heures classiques. 




Direction ensuite Caldera Blanca pour une petite rando! (c'est situé juste à côté de Timanfaya, donc pratique à coupler à la journée). Sauf qu'on n'était pas les seuls à avoir eu cette idée, on a galéré de ouf pour se garer tellement il y avait foule. Heureusement, après les gens se disséminent, donc on ne ressent pas trop le monde.

On s'enduit de crème solaire, on fourre les pique-nique dans le sac, et zou nous voilà partis sur le chemin serpentant dans le champ de lave (ça tape et c'est un peu longuet, mais pas le choix pour monter en-haut de la Caldera). Moi je suis du genre à m'extasier tout au long d'une balade, à m'arrêter toutes les deux minutes pour m'imprégner de l'atmosphère, à observer la petite fourmi qui chemine à mes pieds, à prendre mon temps pour observer la végétation, bref je suis leeeeeente pendant les randos! J'avoue, ça peut être casse-c....pour qui m'accompagne. Et Chéri, ben ça lui tape sur le système. Donc après avoir un énième stop pour prendre en photo le champ de lave, je le vois qui trace et qui part de son côté. Ouhalala j'étais bien vénère et on a fait toute la première partie de la balade chacun de notre côté. Je bouillais littéralement, et lui étant aussi rageux que moi, on s'est grave pris la tête! On a bien tenté de se réconcilier en haut du cratère mais vu nos caractères respectifs c'était reparti pour un tour et on est redescendus aussi en solo. Rageux un jour, rageux toujours lol! 

Chéri au loin...



Trop beau avec la mer en arrière-plan


On a tout fait en baskets mais ça glisse quand même pas mal et la montée est assez raide. Quand vous arriverez au pied du volcan, deux chemins s'offrent à vous. Nous on a fait un genre de boucle, on est montés par le sentier de droite et ensuite on est redescendus par l'autre chemin (histoire de ne pas faire-demi-tour). Le chemin qui monte par la gauche sur le cratère (par lequel, donc, on est redescendus) est bien plus court et moins casse-gueule.

La caldera est magnifique! On a une très belle vue sur les petits volcans environnants et la mer au loin. Les paysages sont rudes, le vent vous souffle sans répit dans les oreilles sur la crête du volcan, et le regard porte sans aucun obstacle au loin...Il n'y a que la partie retour par le champ de lave que j'ai trouvée assez gonflante; mais c'est vraiment une belle rando (et accessible même si vous n'êtes pas très sportif-ve).








Chéri fâché bis! 



Au prochain numéro: le Sud de l'île, avec des belles plages et des couchers de soleil! 


4 déc. 2022

Aspects pratiques Panama

 

Le climat (mars)

La météo a été changeante mais agréable dans l'ensemble! On a parfois eu très chaud, notamment dans la capitale ou dans la jungle à Gamboa, mais il y avait souvent des nuages donc c'était supportable.
C'est à El Valle de Antón qu'on a eu le plus frais; il y soufflait un vent de ouf! On y a d'ailleurs essuyé quelques grosses averses, mais heureusement ça ne durait pas. Mieux vaut tout de même prévoir un petit k-way quand vous partez en rando.
La baignade à Bastimentos était un peu fraîche mais ça allait, on a quand même bien fait trempette. 





Les gens

Les Panaméens sont vraiment sympas! Dans la capitale ils venaient spontanément nous aborder pour demander si on avait besoin d'aide. De manière générale on a eu de très bons contacts et on les a trouvés accueillants, souriants et serviables. Les plus cools étaient les locaux de Bastimentos, ambiance rasta hyper détente.

Les rapports de genre en tant que touriste femme ne sont pas du tout problématiques à gérer. Entre nous soit dit on a trouvé que c'était un peuple superbe; ils sont vraiment bien gaulés! Les mecs sont bien bâtis et les nanas n'hésitent pas à mettre en valeur leurs très belles formes. Du coup on se sent soi-même à l'aise pour claquer le mini-short!





Les randos

C'est à El Valle de Antón et dans le parc national de Soberania que vous pourrez vous faire plaisir avec de chouettes randos (de bonnes baskets suffisent). A El Valle les paysages sont magnifiques, alternant entre petites montagnes, cascades et jungle. Il y a un paquet de trails à faire. Dans la forêt vous pouvez normalement observer des paresseux mais on n'a pas eu cette chance-là.

On a aimé se balader dans le parc de Soberania même si la végétation n'était pas incroyable. Par contre on a adoré entendre et voir les singes tout au long de nos pérégrinations, c'était juste magique.  Je pense que si vous restez suffisamment sur place au Panama, ça vaut le coup de pousser jusque dans les autres parcs nationaux, qui sont moins faciles d'accès mais sûrement plus sauvages. 




La location de voiture

Avant de partir, on a pas mal hésité entre louer une voiture ou utiliser les transports en commun. Rétrospectivement je vous conseille de louer une voiture si vous pouvez le faire. Il y a certes des bus pour rejoindre pas mal de destinations, mais à Gamboa ou El Valle, sans votre propre moyen de locomotion vous allez galérer ensuite sur place pour vadrouiller (tout est trop éloigné pour rayonner à pied). Même dans la capitale c'est des fois compliqué tant les distances sont grandes. Le dernier jour où on n'avait plus la voiture, on s'est débrouillés avec le métro et à pied, mais ce n'est pas agréable de marcher et les temps de trajets étaient très longs. 

L'inconvénient de la voiture c'est qu'ils conduisent comme des grands malades. Le clignotant est en option (à se demander même si les voitures en sont équipées), ils grillent les feux, forcent le passage; franchement c'est flippant! Et pourtant on est tous les deux motards sur Paris, donc autant dire qu'on a l'habitude des dangers de la route! Mais là c'était tendu; mieux vaut donc avoir un peu d'expérience de conduite si vous envisagez de louer une voiture. En plus les routes sont souvent défoncées et beaucoup de passages sont dangereux (mention spéciale au croisement en plein milieu de l'autoroute!). Prévoyez impérativement une carte SIM sur place pour avoir un GPS, la signalisation est très très mauvaise (je n'ai jamais utilisé de GPS de ma vie à moto et là j'étais perdue...).


L'absence totale de plaque sur la voiture de location, 
qui nous a valu notre petite mésaventure avec les flics!



Les logements 

On est passés par Airbnb pour presque tous nos logements, et je vous recommande particulièrement ces trois-là:

A Gamboa on a loué cette magnifique maison. Un charme incroyable, une vue de dingue sur la jungle, un réveil aux sons des oiseaux et des singes, le canal du Panama juste à côté, des petits agoutis qui vadrouillaient dans le jardin, une pièce à hamac environnée d'arbres; bref le meilleur Airbnb qu'il nous ait été donné de louer!

A El Valle de Antón on a résidé dans ce petit bungalow. C'était un peu rustique mais ça suffisait largement et le cadre arboré était superbe. En plus de ça le propriétaire, un vieil Américain qui a épousé une Panaméenne et qui vit maintenant seul avec ses toutous, est gentil comme tout. 

Enfin sur l'île de Bastimentos on s'est fait plaisir avec cet incroyable bungalow sur pilotis. La dame chargée de nous accueillir était un véritable amour. La vue est dingue, on entend le bruit de la mer et en même temps c'est très cosy. Une belle expérience que vous ne regretterez pas. 


Le budget

Ca a été là le point épineux du voyage...Autant le billet d'avion n'était pas cher, autant tout le reste nous a coûté...Que ce soit la nourriture, les restos, les activités, la location de voiture; tout était cher. Ca nous a surpris, mais bon, ce n'est pas parce qu'on est en Amérique Centrale que le coût de la vie est bas: le Panama est bel et bien un paradis fiscal. Du coup ça se ressent au quotidien. Globalement on est sur le même budget que dans un pays européen.




Le Panama vegan / sans gluten 

Globalement je suis parvenue à me nourrir très correctement! Il y a de bons restos indiens dans la capitale donc facile d'y manger vegan. Ils consomment pas mal de viande mais on arrive à trouver des alternatives assez facilement. On ne se sent pas un extraterrestre parce qu'on est vegan...

Evidemment avec mes autres restrictions alimentaires c'était des fois un peu compliqué (j'ai d'ailleurs fait quelques exceptions au niveau du poisson...), mais j'ai connu largement pire [jusqu'à présent la Corée reste le plus galère des pays pour moi!]. Je trouve que les restos sont bons et proposent souvent des plats simples élaborés avec des produits frais : des bananes plantins, du riz, des patates douces, des légumes... 

Si vous êtes gluten free n'ayez crainte, vous parviendrez sans problème à vous sustenter. Non seulement ils connaissent mais la nourriture locale convient à ce type de régime alimentaire. En plus il est facile de s'acheter de quoi cuisiner dans les supermarchés.






24 févr. 2019

Aspects pratiques Tenerife



Le climat (octobre)

Le climat à Tenerife se résume en un mot: le kiff! Il a fait beau tout le temps, chaud sans être écrasant et avec un vent qui rafraîchissait agréablement. Parfois ça soufflait vraiment fort, mais mise à part la plage où on ne pouvait pas s'installer avec le sable qui volait dans tous les sens, ça n'a pas été un problème. Il n'y a qu'au volcan où on a caillé en fin de journée; il suffit de prévoir de quoi se couvrir.


Les couchers de soleil sont somptueux


Les balades et les randos

Il y a de quoi se faire plaisir sur l'île, le must était le pic du Teide mais aussi les majestueuses falaises de Los Gigantes qui valent vraiment le détour (le chemin qui suit la mer offre de superbes panoramas). Le petit trail au Barranco des Inferno est rigolo puisqu'on est obligé de porter des casques à cause des risques d'éboulis! En tout cas nul besoin de chaussures de randos, de bonnes baskets font largement l'affaire. Et tout est très bien balisé: pas de risque de vous perdre, ce qui est rassurant si vous vadrouillez seul-e. 




Les transports

On a loué un scooter à la boutique Topacio, un petit 125 qui nous a permis d'avoir un peu d'indépendance pour vadrouiller aux alentours. Par contre je vous conseille d'amener vos gants car ils n'en fournissent pas (en tant que motarde j'ai failli faire une syncope!!) et les casques sont un peu pourris...Vous pouvez néanmoins demander un intégral, c'est déjà ça. 
On avait hésité à louer une moto mais je n'ai pas regretté de ne pas l'avoir fait! La route est tout le temps en pente et il y a des ronds-points partout, donc avec un Juju qui fait deux fois mon poids en passager, j'aurais souffert ma race...J'ai été choquée de voir à quel point les motards là-bas sont peu équipés : excepté le casque, les gants et le blouson ils ne connaissent pas...
 
Pour vous rendre au volcan depuis Costa Adeje il faut prendre le bus 342 à la station Playa de Las Américas, comptez environ 1h30 de trajet. Et pour  une virée à  la ville de Santa Cruz, ce sera le bus 711 depuis la gare routière; ça vous prendra 1h20.




Les gens

On a trouvé les locaux très sympas et chaleureux. Que ce soit le taxi, la propriétaire de l'appart, les serveurs ou même la caissière du supermarché, ils étaient tous souriants et serviables. Juju a demandé à un des gérants d'un resto s'il était possible de mettre un match de foot en particulier à la télé un soir et le gars s'est mis en quatre pour lui faire plaisir. 


Une petite mémé au marché de Santa Cruz


L'appart

Vu qu'on n'avait pas de voiture, on a choisi de résider à Costa Adeje et on n'a pas regretté. C'est familial et il y a tout ce qu'il faut: supermarché, transports en commun, plage et restos (en comparaison, on n'a pas du tout accroché avec Playa de las Américas avec ses énormes resorts et l'ambiance festive). 

On a loué ce studio sur Airbnb. Il est sur les hauteurs, donc il faut grimper un peu si vous êtes à pieds. Il se situe à quelques minutes d'un mall, donc super pratique. Son point fort est la magnifique terrasse, le rêve de prendre son petit-dej en contemplant la vue le matin ou de boire un verre en contemplant le coucher de soleil...Il est très bien agencé; les quelques bémols sont la literie (pas très confortable), le frigo pas trop et le fait qu'il n'y ait pas de clim. Je n'aime pas du tout la clim mais pour le coup on était littéralement assaillis de moustiques! On en a vraiment chié de ce point de vue là.



  



Tenerife sans gluten et vegan!

Bon pour le coup on ne peut pas dire qu'on aura goûté à la gastronomie locale lol! Juju s'alignant comme d'habitude sur mon régime alimentaire qui lui convient bien, il n'a pas voulu manger seul des spécialités. Même les empanadas et les petites douceurs trop appétissantes, il n'a pas craqué! J'avoue que des fois je ne le comprends pas!
En tout cas je n'ai pas galéré car il y avait le grand supermarché du mall à côté de chez nous et surtout des restos indiens PARTOUT!!! On en a testé pas moins de 5 différents et ils étaient franchement bons. Ce qui est très pratique c'est qu'on choisit son type de curry et son type d'accompagnement, donc il y a toujours la possibilité de prendre des légumes avec n'importe quel type de curry (et y a un sacré choix). Le choix de dhal est aussi intéressant. 
Je n'ai été malade qu'une seule fois quand on a mangé dans un resto au bord de mer, les frites (qui n'étaient pas maison bien sûr) m'ont flinguée. 


 Le midi c'était pique-nique^^




On va vite retourner aux Canaries, car d'ici quelques mois direction Lanzarote! ^^


3 juil. 2018

Aspects pratiques Corée (Séoul & Sokcho)



Le climat (juin)

Pour le coup on peut dire que j'ai eu un temps exceptionnel! Il a fait super beau aussi bien à Séoul qu'à Sokcho, avec des températures relativement chaudes au soleil (aux alentours de 25°-28°). Pour autant ça restait agréable car il y avait de l'air et pas trop d'humidité. Le soir je mettais parfois un petit pull léger. 
Et pour une fois la clim  dans le métro et autres lieux publics n'était pas surpuissante!




Les randos

Un peu comme à Taïwan, j'ai beaucoup aimé le fait que l'on puisse facilement avoir accès à la nature à partir des villes, sans avoir à louer de voiture ou à s'éloigner outre mesure. 
Depuis Séoul, après un simple trajet de métro, vous pourrez allez randonner au Bukhansan National Park [ligne 1 jusqu'à l'arrêt Dobongsan; environ 45 minutes depuis le centre. Ensuite il y a environ un quart d'heure de marche jusqu'au parc, vous n'avez qu'à suivre les gens]. Ne vous fiez pas à cette proximité pour vous dire que vous ne pratiquerez que de simples balades...Certains sentiers sont ardus, il y a de sacrés grimpettes qui se rapprochent parfois de l'alpinisme et qui nécessitent une bonne condition physique. Ne vous y aventurez pas sans de solides chaussures de rando (ne faites pas comme moi quoi, je m'en suis vraiment mordu les doigts...).
Au pied des sentiers, vous trouverez d'innombrables boutiques qui proposent absolument tout ce dont vous pourrez avoir besoin pour randonner (y compris de la nourriture). Il y a pas mal de monde, donc évitez le WE dans la mesure du possible. On vous donnera un plan à l'entrée, je ne l'ai pas trouvé très clair mais il faut dire que je n'ai pas trop cherché vu que j'ai rencontré mon vieux sympathoche qui me guidait et m'empêchait de me casser la gueule :p





A Sokcho vous aurez accès aux merveilleuses montagnes du Seoraksan National Park [prendre le bus n°7 ou 7-1 et descendre à  Sogongwon Entrance bus stop; en fait vous descendrez avec tout le monde. L'accès au parc coûte quelques euros]. Après mes mésaventures au Bukhansan je craignais d'être mal équipée mais les chemins sont beaucoup mieux aménagés. Même s'ils montent et qu'il y a de sacrées marches à gravir, de bonnes baskets suffisent. Je vous conseille d'y passer au moins deux journées complètes. Les sentiers sont extrêmement bien balisés, il est impossible de se perdre (aucune carte n'est nécessaire; au pire vous pouvez toujours photographier celle à l'entrée). Le téléphérique vaut le coup, on a un beau panorama.


Les transports

Pour rallier le centre-ville depuis l'aéroport de Séoul en transport, vous avez 2 solutions:
---) prendre l'Express Train qui va directement de Incheon International Airport Station jusqu'à  Seoul Station (il y en a environ toutes les 35 minutes)
---) prendre le All Stop Train qui dessert toutes les stations depuis l'aéroport jusqu'à Seoul Station (il y en a à peu près toutes les 10 minutes)
Suivre les signes AREX (Airport Railroad Express) pour accéder aux trains et acheter vos tickets aux machines.

Pour aller de Séoul jusqu'à Sokcho, prendre le métro jusqu'à Gangbyeon station (la ligne 2 qui est verte) et emprunter la sortie n°4. Traverser la rue : en face se trouve la gare routière (Dong-Seoul). Il y a une quarantaine de bus par jour qui vont à Sokcho de 6h du matin jusqu'à 23h! (j'ai acheté mon billets 2 jours avant par sécurité, mais hors WE je pense que vous pouvez simplement vous pointer le jour J). Le trajet prendre environ 3h et inclut un stop pipi-casse-croûte. Les bus sont confortables et les places sont numérotées (il y a même des places seules, donc pas obligé de vous coltiner un voisin).




J'ai trouvé le métro de Séoul clair et facile à emprunter. Il n'y a pas de difficultés particulière pour se diriger et c’est bien indiqué (mieux qu'à Paris!). Le système est similaire à celui de toutes les métropoles asiatiques: un pass que l'on alimente aux machines, le montant est débité selon le trajet  aux bornes de sortie. 
A Sokcho j'ai pas mal marché et j'ai pris les bus quand ça faisait trop loin. Il faut payer directement au chauffeur en montant (attention à avoir de la monnaie). Idem, c’est facile de se débrouiller et pourtant je n'aime vraiment pas les bus.

Le dernier jour mon avion partait à 23h, donc je n'avais pas envie de me transporter mon sac-à-dos toute la journée....Sachez qu'il y a des consignes avec des casiers de tailles différentes dans beaucoup de stations de métro, c’est super pratique!


Les gens

On aborde là le point épineux de mon voyage...Je ne vais pas radoter vu que je me suis déjà suffisamment appesantie sur ce sujet tout au long des posts, mais de tous mes trips, je n'ai jamais eu aussi peu de contacts et de relations aussi désagréables avec les gens.

Pour résumer, il a fallu faire face :
- aux insupportables ajuma qui constituent vraiment une plaie nationale (pauvres jeunes, devoir se coltiner ça à longueur de temps, je les plains sincèrement) et que j'ai dû remettre plus d'une fois à leur place (et vas-y que je te bouscule dans le métro, et vas-y que je te gruge dans les files d'attente, etc.)
- aux vieux vicelards frustrés (on va dire + de 40 ans) qui me mataient comme un bout de viande, me fixaient, me tournaient autour, se plantaient devant moi, et tout ça sans gêne aucune. Je n'ai JAMAIS ressenti un tel malaise, y compris au fin fond de la Malaisie ou au Maghreb [bon OK dans le Sabah j'avais tapé un type qui m'avait pincé les fesses mais c'était vraiment un cas isolé!]
- aux adolescentes hystériques
- aux gamins braillards et mal élevés, accompagnés de leurs parents tout aussi gueulards
- aux femmes d'un certain âge empêtrée dans un tel carcan de normes de genre qu'elles baissaient les yeux et fuyaient dès que j'essayais de rentrer en contact
- à la foule qui a manifestement un problème d'orientation (ils se cognent sans arrêt les uns aux autres et semblent désorientés dès qu'il y a un obstacle sur leur route, on dirait qu'ils ne savent pas comment réagir, c'est vraiment étrange?!) et qui n'a aucune jugeotte [une anecdote pour vous donner un aperçu de cette brillante intelligence : de retour sur Séoul, quand je suis descendue du bus, le chauffeur avait tellement collé le véhicule contre un autre bus qu'il y avait très peu d'espace pour aller chercher son sac dans la soute. Je laisse donc la personne devant moi prendre son sac et faire demi-tour (ben oui logique!). Quand arrive mon tour, je prends mon sac, je me retourne et je vois deux débiles qui s'étaient empressés de s'engouffrer derrière moi, je ne pouvais plus ressortir. Bande d'abrutis, j'ai dû les engueuler pour qu'ils reculent. Et ce n'est pas un exemple isolé...]




Pour avoir parlé avec d'autres touristes, je me suis rendue compte qu'ils n'avaient pas eu de rapports aussi désastreux avec les gens. Dans mon cas je pense que le fait d'être une femme seule avec un physique un peu atypique a malheureusement joué contre moi...Heureusement j'ai quand même fait quelques belles rencontres, mais globalement je me suis sentie très isolée tout le voyage.


Mes apparts

J'ai trouvé les deux sur Airbnb et j'en étais très contente.

A Séoul j'ai loué ce studio, il était à la fois spacieux, clair et bien situé (dans le quartier d'Itaewon). En plus le lit était super agréanle. Les environs immédiats étaient pas tops tops mais franchement ça allait. Après une grosse pente (qui me soulait tellement que je faisais la montée en courant) on se retrouve dans une grande rue commerçante avec le métro.


 La jolie petite terrasse
 La vue dégagée
 

 
 Un bon bouquin et un bon curry de légumes après la journée de visites: le bonheur!


A Sokcho j'ai loué ce studio. Hojoon, son propriétaire, est très gentil et accueillant. L'appart est situé à proximité immédiate de la gare routière et d'un arrêt de bus permettant notamment d'aller au Seoraksan National Park; donc très pratique. J'ai adoré la vue sur le lac, je me tapais de magnifiques couchers de soleil tous les soirs!





 Hojoon m'avait laissé de délicieux thés, j'ai tellement aimé celui au cacao et coco 
que je m'en suis recommandé ensuite sur ebay!


La Corée sans gluten, sans lactose et veggy!

Ouhlala que j'ai galéré... La Corée est le pays le plus anti-végétarien que j'ai jamais visité (et à l'époque j'étais même pas encore vegan!). Comme affirme Hojoon avec ébahissement: "Ici ça n'existe pas!". Il y a de la viande, du poisson ou des fruits de mer absolument PARTOUT! A tel point que même au resto indien (qui est quand même le fief des végétariens en milieu hostile) j'ai retrouvé des bouts de viande dans mes currys de légumes. Peut-être que si je n'avais pas eu toutes mes intolérances ça aurait été un peu plus simple, mais vu le nombre effarants d'autres trucs auquel je réagis, y avait toujours un truc qui n'allait pas. Et étant donné qu'ils étaient souvent aimables comme des culs, j'ai préféré me débrouiller par moi-même.

J'ai survécu la plupart du temps grâce aux 7 Eleven and co avec les chips nature, les œufs durs, les fruits et les onigiri. Heureusement j'ai parfois trouvé des supermarchés, le bonheur!! Pour le coup ils étaient super bien achalandés. Y avait plein de légumes, de fruits à gogo (chers par contre), de légumineuses, de riz, de nouilles de riz, de beurre de cacahuètes, etc.


De la verdure, je revis! (lapinou sors de mon corps!)




J'ai mangé une seule fois à un resto coréen, 
ils ont été très gentils et ont bien voulu retirer la viande d'un plat
J'ai ramené des gâteaux de riz (les fameux tteok à base de riz gluant) à Juju

Ce qui m'a posé le plus de problème - au-delà du fait que c'était galère pour manger - c'est que l'espace public est littéralement envahi d'images d'animaux morts. Dans le genre, vous vous baladez dans la rue, sur les murs sont placardées d'immenses affiches de viande sanguinolente. Ou bien ils mettent des représentations d'animaux trop mignons (mais vraiment mode kawaï) à côté de photos de steak ou de pilons de poulet...Ils n'ont absolument aucune conscience que ce qu'il y a dans leur assiette provient d'un être vivant et sentient (encore pire que chez nous je trouve), la dissociation est totale.

A Sokcho ça m'a fait mal au cœur de voir ces pauvres crevettes, crabes et compagnie, qui attendaient entassés dans de minuscules aquariums devant les restos d'être ébouillantés...Bref, la Corée dans le genre spéciste on peut difficilement faire pire et attendez-vous à voir vos valeurs mises à mal en permanence autour de vous.