26 sept. 2026

En mode road trip: de Tromsø à Senja!

 
Senja se mérite. Pour y accéder, on a atterri à Tromsø puis on est descendues jusqu'à l'île en voiture en faisant quelques stops. Tant qu'à faire, autant profiter du voyage et s'immerger dans cette partie septentrionale de la Norvège avant d'atteindre au but! Dans l'avion, à mesure qu'on approchait de Tromsø, les paysages aperçus à travers le hublot ont achevé de nous plonger dans un grand état d'excitation; un an qu'on attendait de fouler à nouveau le sol de notre pays adoré! 
 
 
 

A l'aéroport on se fait arrêter par un agent de la sécurité qui nous emmène fissa pour un petit contrôle...Ohlala on n'en menait pas large avec tout le stock de nourriture qu'on se trimballait dans nos sacs-à-dos: tofu, protéines de soja, farine sans gluten et compagnie. Finalement le mec était très sympa (Mathilde a eu un petit crush sur lui hihi; un des rares Norvégiens de Tromsø mat de peau et noir de barbe, on se refait pas 😁), après quelques questions d'usage il a tapé discute avec nous et nous a souhaité un bon voyage, ça commençait bien!
 
On part ensuite au comptoir de location de voiture récupérer notre sésame pour sillonner en toute liberté les routes norvégiennes. Un petit apparté s'impose. Dix ans que j'ai le permis moto, neuf que j'ai le permis voiture, mais si slalomer sur le périph parisien avec mon roadster  m'est un exercice familier, j'ai une trouille bleue en revanche de conduire tout ce qui a quatre roues...Seulement là il n'y avait pas le choix si on voulait explorer Senja! Ce fut un gros défi pour moi qui ai dû m'installer au volant d'une voiture à peine deux fois en neuf ans. Heureusement que Mathilde était là pour me rassurer, sans elle je n'y serais jamais arrivée. Je me suis fait des angoisses pas possibles avec ces tempêtes de neige qui continuaient de frapper le nord de la Norvège jusqu'à la semaine précédant notre arrivée; j'en étais à visionner des vidéos sur Youtube pour me préparer au dérapage sur route verglacée...
 
J'avais choisi sur Internet la plus petite voiture possible. Le gars nous file la clef et on descend au parking, sans trop savoir où elle était garée. On cherche, on cherche, on cherche dans les allées, aucune petite voiture en vue. Quand tout d'un coup mon sang se fige: la plaque d'immatriculation indiquée est celle de cette ENORME machin devant moi!! L'autre imbécile nous avait surclassées sans nous avertir!  Mama mia il a bien fallu faire avec. Je me mets au volant et avanti, je manœuvre en priant pour ne pas démarrer le voyage avec une grosse éraflure sur la carrosserie...
 
  
 C'est dur de garder les yeux sur la route avec de tels paysages qui défilent!
 


Notre premier stop nous conduit à Balsfjord, à environ 1h30 de Tromsø. La route est assez facile heureusement (et belle!) et j'ai fini par me détendre un peu, surtout que les Norvégiens sont courtois au volant, ne mettent pas la pression contrairement aux Français et que la vitesse règlementaire est assez basse (80 sur les nationales). L'adresse de notre Airbnb étant approximative, on se gare devant une maison isolée en se disant que ça doit être là. On essaie de rentrer, la porte est fermée, bizarre. Heureusement qu'on n'a pas réussi car on était au mauvais endroit lol! Notre logement était en réalité situé dans un corps de ferme à quelques centaines de mètres.
 
C'est Christian qui nous accueille et ledit personnage mérite une petite description huhu. Comme vous le verrez plus tard, les Norvégiens du Nord sont pour le moins...abrupts et sauvages, à l'instar des paysages où ils vivent. Christian lui avait l'air tout émoustillé d'accueillir deux demoiselles! Il nous raconte que la semaine d'avant, il y avait de la neige quasiment jusqu'au toit! 😨 Je ne sais même pas comment on aurait fait dans de telles conditions...Heureusement ça a bien fondu mais le sol reste totalement détrempé. Il nous invite à le suivre dans la maison et là on a dû faire un gros effort pour contenir notre fou-rire, quand il a commencé à nous faire solennellement l'inventaire des placards (un paquet de pâtes et de café qui se battaient en duel) et à nous répéter fièrement: "Free food! Free coffee!". Au bout de dix minutes il comprend qu'on a juste envie de se poser et part à regrets; mais on se dit qu'on a déjà trouvé à Mathilde un potentiel mari norvégien! Il faudra juste s’accommoder de vivre à côté de belle-maman qui occupe la maison d'à côté 😂 
 
La maison est cosy (il y a encore les décos de Noël mdr) et après un bon petit goûter, le paysage environnant nous donne envie d'aller faire un tour. Il fait sacrément froid mais on a une chance de ouf: Christian nous a averties que les rennes semi-sauvages sont arrivés de la montagne depuis la veille! 
 
 

 


On aperçoit au loin de petites tâches beiges qui se détachent sur les flancs boisés de la montagne, ce sont les rennes!! Ils sont des centaines, c'est impressionnant. On essaie de s'approcher mais ce n'est pas facile entre le cours d'eau qu'on parvient tant bien que mal à traverser et surtout la neige qui nous barre le passage. On s'enfonce jusqu'aux chevilles, on ne le sait pas encore mais ce n'est qu'un avant-gout de ce qui nous attend dans nos futures randos...En tout cas mission réussie, on reste un long moment à contempler ces magnifiques bêtes.
 
  
 


C'est sûr, là tu vas faire définitivement craquer Christian!! 

Le lendemain il fait un grand soleil et on se met en route pour notre deuxième étape: Sørreisa (entre-temps les rennes sont déjà partis). Le trajet en voiture est magnifique; outre les paysages sublimes on a la chance de voir de nombreux animaux: des rennes, des renards et même un énorme lièvre blanc qui traverse la route! J'imagine que cela est dû au faible trafic dans cette partie du pays, mais en tout cas cas on n'a pas vu un seul animal écrasé.
 
 
 

 


Depuis notre maison à Sørreisa on a accès à de petites randos qui nous mènent en haut du mont qui surplombe la ville. Après un bref crapahutage, on arrive au "sommet" (quelques centaines de mètres hein) et on découvre ce qui nous mettra en joie pour le reste du voyage: une pelle ! Eh oui, dans le nord de la Norvège vous trouverez un peu partout ces grandes pelles qui permettent de déblayer la neige. Bon pour le coup on n'en avait pas besoin car la table à pique-nique n'était pas ensevelie, mais on s'est tapé des barres à prendre la pose avec cette fameuse pelle! Oui oui, Mathilde et moi avons des joies simples (simplettes...), nous l'admettons volontiers. 
 


1er pique-nique! 
 



Des cacas de rennes! 

Après une boucle qui nous fait redescendre à travers bois vers la maison, on décide de continuer la balade dans notre quartier. C'est très paisible, on croise juste quelques voisins et il y a peu de passage. Les boîtes-aux-lettres sont vraiment jolie et décorées avec soin. On se pose un bon moment sur la petite jetée, ce qui nous permet de faire le plein de soleil, quel bonheur. C'est agréable de laisser ses pensées divaguer face à un tel paysage.
  
 
 
 




Le soir on se prépare un bon petit dîner et au moment de se mettre au lit, on fait le constat que malgré le jour qui perdure jusqu'à 23h et des brouettes à cette période de l'année, il n'y a jamais de rideau ou de volets aux fenêtres. C'est bizarre quand même, et en faisant des recherches j'ai vu qu'il y avait une explication d'ordre religieux à cela: "Ces pays sont fortement marqués par le protestantisme, une religion qui valorise la transparence et l’honnêteté. L’absence de volets serait donc une manière de montrer qu’on n’a rien à cacher, tant à Dieu qu’aux voisins".
 
 
23h, mais la luminosité donne envie de repartir en balade! 

 
Au prochain numéro: arrivée à Senja; une île rikiki et un lac gelé époustouflant! 
 
 

Senja (mai 2026)

  

 
Notre premier périple dans les fjords nous avait fait un électrochoc à Mathilde et à moi. Quitter la Norvège fut un véritable déchirement et à peine rentrées à Paris on n'avait qu'une obsession: y retourner! Sauf que cette fois on ne voulait pas être tributaires des transports afin de pouvoir sortir des sentiers battus. Je me suis donc motivée à conduire et notre choix s'est porté sur l'île de Senja, tout au nord du pays, généralement décrite sur le Net comme "un concentré de Norvège en miniature". 
 
J'avais déjà adoré notre voyage de l'an passé mais là ce fut tout simplement...grandiose! La claque fut monumentale, tant le contact avec la nature et la culture norvégienne septentrionale s'est imposé à nous, dans toute sa beauté mais aussi sa rudesse. En mai on était à la fin de la saison d'hiver (il y avait encore des tempêtes de neige la semaine précédant notre arrivée!) et le climat a donné une coloration particulière à notre road trip. Les randonnées s'en sont trouvées un peu impactées car il y avait encore de la neige sur les chemins et on n'était pas équipées...Le soleil de minuit fut une expérience troublante qui a achevé de nous plonger dans cet "autre monde" si fascinant. 
 
Senja est incroyable. C'est sauvage, avec des paysages parfois austères dont il se dégage une certaine violence et une grande force. Les contrées désertiques, les lacs gelés, les sommets enneigés, les rennes et les élans, tout concourt à vous plonger dans une atmosphère vraiment particulière. Quand j'ai montré les photos à ma mère elle a trouvé que cela faisait parfois "lugubre", mais c'est précisément ce qui m'a touchée au cœur. Je dirais que c'est moins accessible que les fjords du sud, mais c'est terriblement plus percutant. Une fois de plus j'ai éprouvé très fort là-bas le sentiment d'être connectée au monde et de toucher à quelque chose de fondamental, de primal.  
 
 
 

24 sept. 2026

Aspects pratiques Thaïlande sud-est

 
Le climat (février)
 
Les vacances d'hiver constituent un bon moment pour partir en Thaïlande car à cette période chez nous correspond la saison sèche là-bas. On a eu un petit choc thermique en arrivant à cause de la chaleur et de l'humidité, mais le temps était super. Beau, ensoleillé, avec juste quelques averses sur Koh Chang. On est quand même pas mal dans la clim malheureusement, mais elle n'est pas réglée hyper froide comme elle peut l'être parfois ailleurs. 
 
 
 
Les gens 

J'avais oublié à quel point les Thaïlandais sont adorables...C'en est presque étonnant avec l'afflux massif de touristes, mais ils sont restés gentils, chaleureux et accueillants. On a pris plaisir à discuter et la plupart sont très serviables. Là où on perçoit vraiment la différence avec nos chers compatriotes c'est dans le métro, où à l'inverse du métro parisien il n'y a pas de bousculade, tout le monde reste courtois, personne ne pousse malgré l'affluence, laisse descendre avant de monter, un bonheur! 
 
Dans la région de Chanthaburi où on était quasiment les seuls farangs, on s'est sentis toujours très bien accueillis, quand bien même notre présence pouvait susciter l'attention. Malgré mes restrictions alimentaires j'ai toujours réussi à trouver de quoi manger, les serveurs et les cuistots se montrant très compréhensifs. Lors de l'incroyable pèlerinage du Khao Khitchakut Buddha's Footprint, les pèlerins se sont montrés particulièrement ouverts malgré que l'ascension ne revêtait pas de caractère spirituel pour nous. Ils nous félicitaient et avaient plein de petits mots gentils en nous voyant malgré leur surprise, c'était vraiment sympa.
 
Finalement la seule chose qui nous a dérangés, c'est le surtourisme dans certains coins. Quand j'y suis allée il y a vingt ans il y avait déjà pas mal d'Occidentaux, mais là ça frise l'indécence. Je trouve ça très perturbant d'un point de vue éthique car j'ai eu le sentiment d'alimenter l'exploitation du pays à des niveaux tant économique que social, écologique et environnemental. Le pire a été à Koh Chang; où je n'aurais sûrement pas mis les pieds si j'avais su que la situation était telle. Bref, je pense que si on veut y échapper et ne pas contribuer aux effets néfastes afférents au surtourisme, il faut vraiment sortir des sentiers battus (comme la région de Chanthaburi par exemple) et éviter tous les lieux un tant soit peu instagrammables. 
 
 

 
Les visites, balades et plages 
 
Les plages (de Koh Chang essentiellement) ne sont pas fantastiques mais elles sont belles quand même, avec de l'eau transparente et surtout une température de rêve; on y rentre comme dans son bain 😎. Tel que susmentionné, c'est la région de Chanthaburi qui nous a le plus charmés car elle est authentique: on a vraiment eu la sensation de s'immerger dans le cœur du pays et dans la culture locale. Outre les temples, le parc national de Khao Kitchakut est sympa à explorer. Et si vous avez la chance d'y être au bon moment (environ de fin janvier à fin mars), ne manquez sous aucun prétexte le pèlerinage jusqu'au Buddha's Footprint, c'est une expérience incroyable!
 
Attention aux gangs de chiens (errants ou qui montent la garde) dans la région de Chanthaburi, ils peuvent faire vraiment peur. Ca nous est arrivés de devoir remonter les vitres de la voiture en traversant les villages tellement ils étaient agressifs...Il faut également veiller aux singes qui peuvent être très coquins, cf ma petite mésaventure à Koh Chang. 
 
 

 
La location de voiture et les transports
 
A Bangkok on s'est évidemment déplacés en métro et bus, mais pour le reste du voyage on avait loué une voiture. Outre le permis international (la demande prend plusieurs mois), ATTENTION à bien demander en amont à votre banque de vous faire une carte de CRÉDIT et non de débit comme on a tous en France, car sinon ça ne passera pas au moment de retirer votre voiture au comptoir! On a perdu la location qu'on avait payée à l'avance sur Internet faute de carte de crédit pour la caution sur place, le mec était inflexible. A l'aéroport de Suvarnabhumi, la seule compagnie qui accepte les espèces pour la caution est Bua; et heureusement qu'ils étaient là car sinon je ne sais pas comment on aurait fait pour notre road trip...
 
La conduite est assez difficile je trouve. Chéri -qui est un conducteur expérimenté et n'a pas peur du tout- s'en est très bien sorti, mais si vous n'avez pas l'habitude de conduire je trouve que ça peut être impressionnant. Outre le fait qu'ils roulent à gauche, ils peuvent être assez cavaliers et ne pas respecter le code de la route. Cela dit on n'a pas eu de souci, aucun contrôle, et c'était quand même génial d'avoir cette liberté-là pour sillonner le sud-est du pays à notre guise.
 
Pour aller à Koh Chang on a pris le ferry avec la voiture (mais vous pouvez aussi embarquer à pieds); il n'y avait pas besoin de réserver et il y en avait très fréquemment. 
 
Assorti à la rame de métro toute rose!  
 
 
Les logements 
 
Comme d'hab on est passés uniquement par Airbnb et le moins que l'on puisse dire c'est que nos logements furent très hétérogènes! A Bangkok nos apparts étaient situés dans de grandes tours avec piscine en roof top, à Chanthaburi on a logé chez l'habitant dans une petite plantation, et à  Koh Chang on a expérimenté la cabane qui se voulait un peu luxe ainsi le bungalow de style écoresponsable (qui a eu largement notre préférence). Comme partout en Thaïande il y en a pour tous les budgets et tous les goûts.
 
 

 
 
La Thaïlande vegan & sans gluten 
 
Eh bien finalement j'ai pas mal galéré! A part à Bangkok où on trouve des restos et des options vegan, c'est plutôt compliqué de manger cruelty-free. Ce n'est clairement pas dans les mœurs, donc ce n'est pas évident si vous voyagez hors des sentiers battus. Mais ce qui m'a posé problème c'est surtout la sauce soja qui se glisse un peu partout. J'ai tapé une grosse intolérance dès le premier soir avec une innocente salade de papaye et de maïs, ce qui m'a incitée à la prudence pour la suite du voyage. Globalement je me cantonnais au riz sauté à l'ananas et aux currys de légumes, même si je pense qu'il devait quand même y avoir un peu de sauce poisson dedans. 
 
Dans les Seven Eleven j'arrivais à trouver de quoi grignoter (j'ai fait quelques exceptions avec des œufs durs tout prêts), j'ai particulièrement apprécié les patates douces cuites à la vapeur sous vide. Mais mon grand kiff du voyage fut le fameux mango sticky rice...Un dessert vegan et sans gluten, alléluia!! 😋
 
 
Un resto coréen où j'ai réussi à trouver mon bonheur, 
je ne savais plus où donner de la tête!  
Les excellentes brochettes de tofu au Lily Fu's





9 sept. 2026

Koh Chang (part 2)

 
Étant donné qu'on n'accrochait pas trop avec l'ambiance de notre Airbnb et plus généralement du nord de l'île, on était contents de partir pour notre second logement, situé près de Bang Bao pier (et accessoirement de ne plus se taper la montée de la mort avec ces vampires de moustiques par dizaines!). Le sud de Koh Chang est clairement plus chill. Il y a malheureusement toujours autant de touristes (et de Français....), mais le style n'est pas le même. On est sur une population plus âgée, beaucoup moins fêtarde et qui fuit les gros resorts. Bref, on y a trouvé un petit côté écoresponsable qui nous a mis à l'aise et qui a fait qu'on a largement préféré cette partie de l'île. 
 
Notre Airbnb appartenait à un complexe de bungalows avec une jolie vue, à la limite d'un petit bois (cela a son importance pour la suite!). Il y avait un genre de refuge pour chats à l'entrée, plusieurs chiens qui roupillaient et une grosse tortue qui se baladait! 
 
 
Sympa de se réveiller avec cette vue
On s'est baladés tant bien que mal dans les rochers mais c'était casse-gueule
 Notre coloc
Un petit autel à l'orée de la forêt
 Bang Bao pier au loin
 
  
On a commencé par explorer en voiture le coin autour de chez nous, bien moins aménagé que la partie nord. C'est plus sauvage, plus rustique; bref on ne se sent pas dans un décor artificiel mis en place pour que les touristes s'amusent. Certains spots font un peu à l'abandon et du coup la faune et la flore y reprennent leurs droits.
  
 
 
 


la Mangrove boardwalk est une petite promenade sympa qui permet d'admirer les palétuviers depuis une passerelle en bois surplombant la mangrove. C'est gratuit (sauf le parking) et même si l'itinéraire est court, ça fait une petite plongée nature agréable. Apparemment il y a des excursions en bateau qui permettent d'accéder à une crique isolée. Arrivée au bout de la passerelle on a voulu continuer un peu vers le village, mais on a entendu de gros aboiements donc on a préféré ne pas prendre de risques vu l'agressivité de certains chiens errants... 
 
 
 
 





Le parking du Mangrove boardwalk jouxte une petite plage hyper paisible, assez sauvage et déserte. Avec le soleil qui commençait à décliner, le sable blanc et les cocotiers, finalement j'ai trouvé que c'était la plus belle plage de Koh Chang! On a adoré y piquer une tête pour se rafraîchir, mais attention au courant et aux vagues qui sont assez fortes. 
 
 
 
 

Retour au bercail avec l'intention de se faire un petit apéro près de l'autel qui domine la mer et admirer ainsi le coucher du soleil. Hop hop hop on se récupère dans le bungalow un petit truc à boire, un sachet de cacahuètes et direction le haut de la colline. On nous avait bien recommandé de prendre garde aux singes, de ne pas les nourrir et de verrouiller le bungalow car ils mettent tout à sac si on a le malheur d'oublier de fermer. Sauf qu'on ne nous avait pas prévenus de leur détermination à vous piquer vos provisions!
 
Sur le chemin, d'un coup je vois un gros singe qui surgit devant Laurent. Je lui crie de faire gaffe et ce faisant j'attire son attention. Il lorgne mes cacahuètes sauf que moi j'ai aucune envie de les partager, pas question de me les faire chourer. Je les cache dans mon dos mais le singe me saute dessus et commence à grimper sur moi! J'ai eu grave peur car je ne m'y attendais vraiment pas, du coup je lâche mon paquet et vu que quand même, une coach de MMA qui se fait maltraiter par un singe c'est la honte, j'essaie ensuite de les récupérer. Il me grogne dessus et menace de sauter à nouveau, du coup je lâche l'affaire. Le salaud va s'installer bien tranquillement dans un arbre et me nargue en s'enfilant mes cacahuètes sous mon nez...Vilain Chéri n'a pas bougé une oreille et l'a laissé me maltraiter; sûrement qu'il voulait prendre sa revanche de son racket d'Oréos en Malaisie, tss tss...
 
A peine remise de mes émotions, j'entends des aboiements féroces et je vois un chien noir débouler à toute vitesse de la forêt. J'ai cru qu'il allait me sauter à la gorge mais en fait il était en bisbille avec les singes! Prise en sandwich entre eux, j'ai juste eu le temps de faire un saut de côté. Finalement ce pauvre chien nous a pris en amitié et on a partagé avec lui le reste de notre apéro, il était affamé.
 
 Et vas-y que je te nargue....Salaud! 
 Bon sinon la vue était belle



Bang Bao Pier vaut le coup d’œil. Ca m'a beaucoup rappelé les Clan Jetties de Penang, ces quartiers sur pilotis construits sur des jetées. Sauf que là il n'y a pas d'habitations mais uniquement des restos et des boutiques en tout genre (où vous pouvez d'ailleurs trouver des excursions en bateau et faire de la plongée si le cœur vous en dit). C'est une architecture vraiment particulière qui donne un côté traditionnel aux lieux, quand bien même ceux-ci restent touristiques. L'ambiance nocturne (c'est désert) est très différente de celle de jour, avec tous les bateaux qui rentrent et les gens qui déambulent dans l'allée étroite. Seul bémol: ces pauvres poissons qui tournent en rond dans leur bac misérable avant d'être mangés...😪 La tentation était grande de les remettre à l'eau, surtout le soir où il n'y avait personne! 
 
On y a dîné une fois, ce n'est pas donné mais la qualité est vraiment excellente. On y a  d'ailleurs dégusté le meilleur mango sticky rice de tout le voyage, une tuerie! 
 
 







Ohlala qu'il était bon! 😋

Et voilà, c'était la fin de notre road trip en Thaïlande: retour à Bangkok après environ 6h de route, ce qui ne fut pas de tout repos! 
 
Pour finir: les sempiternels aspects pratiques