Affichage des articles dont le libellé est volcans. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est volcans. Afficher tous les articles

3 août 2025

Parc national de Timanfaya & Caldera Blanca

 
Le parc national de Timanfaya constitue le joyau de Lanzarote en termes de paysages d'un autre monde...Il est le produit de violentes vagues d'éruptions volcaniques survenues entre 1720 et 1736, puis en 1824. Niveau dépaysement, on ne peut pas faire mieux! C'est simple il y a zéro végétation; les couleurs se déclinent sur des palettes de rouges, de jaunes et de gris, et c'est comme si tout était figé dans une espèce d'aridité extrême laissant imaginer la violence des éruptions.  Bref la nature à l'état brut!

Evidemment, le revers de la médaille de toute cette beauté, c'est le caractère ultra touristique du lieu. Pour le préserver ils ont interdit les balades à pied sur le site: vous ne pourrez donc y accéder qu'en bus. J'appréhendais un peu car je suis allergique à toute forme de truc en groupe, mais là ça vaut le coup et la sauvagerie du paysage vous fait oublier ce désagrément (en plus les informations délivrées sont intéressantes).

Pour y accéder, rendez vous au restaurant El Diablo, où il y a ensuite des départs de bus réguliers. Je vous conseille de visiter Timanfaya à l'ouverture (comme nous) ou en toute fin de journée, vous éviterez ainsi le flux incessant de touristes. 




La route empruntée par le bus serpente entre les volcans. C'est d'ailleurs assez hallucinant qu'ils aient réussi à la construire dans un tel environnement!  On en prend plein les mirettes, le passage entre deux murs de lave hauts de plusieurs mètres est particulièrement impressionnant. 



Les murs de lave, plus hauts que le bus! 

La splendeur... 







Le restaurant El Diablo propose des viandes grillées sur la lave; bon, pas très ragoûtant pour moi évidemment, mais le cadre est joli et les prix sont tout-à-fait raisonnables. Quand on a eu fini la visite, on a halluciné sur les hordes de touristes qui débarquaient en masse et surtout sur la file ininterrompue de voitures qui attendait de pouvoir rentrer dans le parc. Pire qu'un retour de vacances au péage de Saint Arnoult! Donc vraiment je vous conseille de le faire en-dehors des heures classiques. 




Direction ensuite Caldera Blanca pour une petite rando! (c'est situé juste à côté de Timanfaya, donc pratique à coupler à la journée). Sauf qu'on n'était pas les seuls à avoir eu cette idée, on a galéré de ouf pour se garer tellement il y avait foule. Heureusement, après les gens se disséminent, donc on ne ressent pas trop le monde.

On s'enduit de crème solaire, on fourre les pique-nique dans le sac, et zou nous voilà partis sur le chemin serpentant dans le champ de lave (ça tape et c'est un peu longuet, mais pas le choix pour monter en-haut de la Caldera). Moi je suis du genre à m'extasier tout au long d'une balade, à m'arrêter toutes les deux minutes pour m'imprégner de l'atmosphère, à observer la petite fourmi qui chemine à mes pieds, à prendre mon temps pour observer la végétation, bref je suis leeeeeente pendant les randos! J'avoue, ça peut être casse-c....pour qui m'accompagne. Et Chéri, ben ça lui tape sur le système. Donc après avoir un énième stop pour prendre en photo le champ de lave, je le vois qui trace et qui part de son côté. Ouhalala j'étais bien vénère et on a fait toute la première partie de la balade chacun de notre côté. Je bouillais littéralement, et lui étant aussi rageux que moi, on s'est grave pris la tête! On a bien tenté de se réconcilier en haut du cratère mais vu nos caractères respectifs c'était reparti pour un tour et on est redescendus aussi en solo. Rageux un jour, rageux toujours lol! 

Chéri au loin...



Trop beau avec la mer en arrière-plan


On a tout fait en baskets mais ça glisse quand même pas mal et la montée est assez raide. Quand vous arriverez au pied du volcan, deux chemins s'offrent à vous. Nous on a fait un genre de boucle, on est montés par le sentier de droite et ensuite on est redescendus par l'autre chemin (histoire de ne pas faire-demi-tour). Le chemin qui monte par la gauche sur le cratère (par lequel, donc, on est redescendus) est bien plus court et moins casse-gueule.

La caldera est magnifique! On a une très belle vue sur les petits volcans environnants et la mer au loin. Les paysages sont rudes, le vent vous souffle sans répit dans les oreilles sur la crête du volcan, et le regard porte sans aucun obstacle au loin...Il n'y a que la partie retour par le champ de lave que j'ai trouvée assez gonflante; mais c'est vraiment une belle rando (et accessible même si vous n'êtes pas très sportif-ve).








Chéri fâché bis! 



Au prochain numéro: le Sud de l'île, avec des belles plages et des couchers de soleil! 


19 juin 2025

Lago verde & Los Hervideros

 
Il est de ces visites incontournables, malgré leur caractère ultra touristique. Lago Verde et Los Hervideros  sont de celles-là [les deux sites sont proches, donc parfaits à coupler sur la journée; je vous conseille d'arriver assez tôt le matin pour éviter la foule]. 

Le trajet lui-même était un véritable enchantement...Quel bonheur de rouler sur une route peu fréquentée serpentant entre des petits volcans; ah on était loin de l'enfer du périph parisien je vous le dis! C'est fou comme les volcans et la lave façonnent littéralement Lanzarote, il y en a à perte de vue. On a traversé la Geria, cette vallée viticole assez impressionnante car il y a des arpents de vigne partout. Ma sœur m'avait vanté les jolis contrastes entre le noir de la lave et le vert des vignes; mais malheureusement ce n'était pas la saison. On peut aisément imaginer comme ça doit être joli....







On ne s'est pas précipités pour visiter Lago Verde immédiatement, on a commencé par flâner dans le village d'El Golfo. Et très vite on a débouché sur un sentier de douaniers qui est absolument superbe! Je vous le conseille vivement, on domine la mer et les points de vue sont vraiment magnifiques. Par endroit des vagues énormes se fracassent sur les falaises! On a adoré cette balade impromptue où les contrastes de couleur sont saisissants, entre le noir des champs de lave et le bleu de la mer.









Lago Verde est très rapide à visiter; en effet on n'a pas le droit d'y descendre vu que c'est une zone protégée! Une fois encore c'est la palette de couleurs qui vaut le coup d'œil. Le lac doit sa teinte vert fluo au phytoplancton, aux différents sulfures et aux minéraux. Il est bordé par une plage de sable noir, entouré de roches ocres et rouges, et fait face à l'azur de la mer. Bref on en prend plein les mirettes! 








On a déjeuné au restaurant Casa Torano et outre la vue magnifique sur les flots, on a très bien mangé [ils font des paellas végétariennes]. La température commençait à monter, on était en pleine digestion, mais pas de repos pour les braves: direction Los Hervideros! C'est vraiment magnifique, l'eau se faufile sous des arches de lave, s'engouffre sous des grottes, et tout ça avec les sempiternels -et très photogéniques- bébés volcans en arrière-plan. 






A suivre: le nooooooord! Un genre de Bretagne avec de la lave! 



28 juin 2010

Unzen & Ioujima



Initialement on devait dormir une nuit sur place à Unzen mais c'était la semaine de vacances des Japonais et il n'y avait plus une seule chambre de disponible, à part un truc de luxe à 200 euros la nuit...Alors du coup on l'a fait dans la journée (en car) et c'est tout à fait faisable, il faut juste bien repérer les horaires (et c'est pas gagné car à la gare de Nagasaki ils ne parlent pas un seul mot d'anglais! Prévoyez de prendre vos billets la veille car selon les saisons ça peut être très touristique, surtout le WE). On emprunte une route de montagne avec plein de virages, et je peux vous dire qu'à l'arrivée je n'étais pas fraîche du tout...Mais j'ai vite oublié ce petit désagrément en découvrant le paysage unique de Unzen : il y a de la fumée partout qui sort de terre et ça pue le souffre!

Unzen est une région volcanique très active où on trouvent les "enfers" bouillonnants et crachotants. Il y avait beaucoup de monde mais les gens se cantonnent en fait aux principaux sites, donc en s'éloignant un peu on est tout à fait tranquilles.


La grande attraction locale est de manger des œufs durs cuits dans les vapeurs, il y a quelques siècles on réservait aux Chrétiens le même sort...
On a trop rigolé à courir dans la vapeur brûlante en se bouchant le nez!
Le petit chemin serpentant à travers les enfers
On a été à l'office du tourisme car on pensait prendre un bus pour monter jusqu'au pied du téléphérique en haut du mont Fugen mais il partait trop tard, du coup on a décidé de le faire à pieds. C'était dur, on a mis une heure et demi au pas de course (car notre bus de retour pour Nagasaki était à seize heures) et transpiré comme des bœufs! Le dernier kilomètre était composé uniquement de grandes marches bien raides, on est arrivés littéralement sur les genoux...

On voulait prendre le bus pour redescendre sur la ville mais finalement comme on avait du temps on a refait toute la marche en sens inverse! Mais c'était plus facile vu que ça descendait. La promenade est très sympa (il y a même une aire de pique-nique si on veut faire une pause casse-croûte), exceptée une partie où il y avait au bas mot des centaines de libellules qui tournoyaient..Fabien a eu pitié de moi et a essayé de me protéger de ces horreurs comme il a pu. Ah on devait être comiques à voir tiens : lui me cachant sous son aile et moi piquant des sprints et des ruades avec des grands moulinets de bras!

Devant le volcan
La partie marron est la coulée de laveVoilà une partie du chemin parcouru jusqu'en haut du mont que l'on voit au fond Une allée de torii éclatants

Le lendemain matin départ pour Ioujima, une petite îile à 30 minutes de bateau de Nagasaki. On a loupé le premier ferry mais il pleuvait donc c'était pas très grave, on a attendu à la maison en écrivant nos cartes postales. Arrivés là-bas il faisait vraiment un temps de chiotte, en fait les gens n'y allaient pas pour se baigner mais se rendaient plutôt dans les hôtels pour profiter des onsens (bains).

On s'est tout de même mis en maillot mais finalement on ne s'est pas baignés car il faisait vraiment trop froid! On aurait pu faire des onsens mais ça ne me bottait pas trop à cause de mon tatouage, d'ailleurs je ne sais même pas si on m'aurait laissée rentrer. Pour se consoler on s'est empiffrés, on a trouvé un resto pas cher et où tout avait des dimensions énormissimes (les bols de ramen étaient au bas mots des bassines, les Japonais hallucinaient en voyant arriver leurs commandes), c'était génial!

La Costa Del Sol comme ils l'appellent, la bonne blague! Il n'y avait pas un chat sur la plage...