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29 mars 2014

Aspects pratiques Île Maurice



Le climat (décembre-janvier)

Jusqu'à l'arrivée du cyclone, il a fait super beau et chaud. Et même si le soleil cogne, la chaleur n'est pas étouffante car il y a beaucoup de vent sur les côtes. Par contre dans l'appart on était bien contents d'avoir la clim et le ventilo pour pouvoir s'endormir tranquillement (on coupait en pleine nuit). Les cyclones sont apparemment très rares à Maurice, ça a été un coup de malchance...Heureusement il était faible, donc on a juste eu de très grosses averses et des rafales de vent pendant une journée et une nuit complètes. Après ça, le temps était plus incertain : il y avait des belles éclaircies entrecoupées d'averses, ou bien c'était nuageux.

Ah ce ciel bleu...


La conduite et le scooter

En période de nouvel an, il ne restait plus une seule voiture de disponible! Au final ça a été un mal pour un bien car on s'est éclatés avec le scooter. Ils ne les brident pas donc vous pouvez pousser facile à 110km/h sur l'autoroute. Par contre niveau sécurité c'est pas trop ça, les casques sont pourris; j'étais obligée de remettre le mien en place sans arrêt tant il partait en arrière...Et puis comme c'est chiant de devoir enfiler un jean sur le short, je ne le faisais que sur les grandes distances...A partir du 1er janvier ils ont imposé le port du gilet jaune fluo jour et nuit, c'est du plus bel effet! (et vous êtes arrêté systématiquement si vous ne portez pas votre habit de lumière!).

Point de vue distance, on a tout fait en scooter. Les grandes routes sont très bonnes, les petites ont pas mal de nids-de-poule mais ça va. Globalement les gens conduisent assez bien, mais quand vous êtes en scooter vous avez l'impression de ne pas vraiment exister : on vous frôle et on vous colle sur les ronds-points, ça peut être assez effrayant. Il n'y a qu'une fois où j'ai vraiment flippé, c'était le jour du nouvel an et des abrutis ont eu la bonne idée de nous balancer des pétards à plus de 100km/h!!

Ne vous fiez pas aux forums où on peut lire qu'il faut être suicidaire pour louer un deux-roues, c'est faux (pour ceux qui connaissent, la conduite à Maurice m'a fait penser à celle dans le Sabah au nord de Bornéo). C'est sûr qu'on aurait carrément préféré louer une moto mais on n'a pas trouvé (peut-être en demandant directement à des particuliers? Une grande part des Mauriciens circule en effet à moto). Il y avait juste des Harley-Davidson disponibles à la location, mais à 200 euros la journée ça aurait légèrement explosé le budget!



Les gens

Dans l'ensemble on a trouvé les Mauriciens absolument charmants. Même si la pauvreté se sent, on n'a pas eu l'impression d'être des porte-monnaie. A Grand Baie on se fait un peu arnaquer dans les paillotes le long de la plage (ils pratiquent le double prix : local et étranger); mais ce n'est pas bien grave. Presque tout le monde parle couramment français (pour info, la langue officielle est l'anglais). On a beaucoup sympathisé avec un petit jeune qui tenait une échoppe de restauration rapide; il nous a raconté tout plein de choses sur sa vie et sur son pays en buvant des coups, c'était vraiment intéressant et sympathique. 

Je savais que Maurice était un melting pot mais j'ai été surprise de la prégnance de l'hindouisme et de la culture indienne, ceux-ci représentant près de 70% des habitants! Il y a d'ailleurs 150 temples sur l'île. Les chrétiens constituent un quart de la population et les musulmans 16%. Il y a aussi une communauté chinoise. Je trouve que Maurice est un bel exemple de coexistence religieuse pacifique. On sent un réel respect, et de l'avis même des habitants il n'y a que peu de tension entre les différents groupes. On l'observe d'ailleurs au travers de la disposition géographique des lieux de cultes puisque temples, églises et mosquées sont à quelques pas les uns des autres.



Le nouvel an

A Grand Baie, l'on fête le nouvel an comme il se doit. Tout le monde s'habille, les restos proposent des menus spéciaux (il faut réserver à l'avance dans les plus cotés) et il y a un feu d'artifice à minuit. On a mangé les pieds dans le sable dans une petite paillote, mais finalement ce n'était pas terrible. J'avoue que je ne garde pas un super souvenir, mais c'est parce que je déteste ce type d'ambiance. Jusqu'à ce que ma grand-mère adorée ne nous quitte, je le fêtais avec elle et Fabien au fin fond de la Creuse où il n'y avait pas l'ombre d'un pétard. Donc là avec les gens alcoolisés qui hurlaient et les pétards de partout (j'étais terrorisée, je n'en ai jamais entendu d'aussi gros de ma vie), je ne me sentais pas super bien et j'étais soulagée de rentrer à la maison. Oui je sais, je suis une vielle rabat-joie, j'assume...


Les plages et les randos

Sans surprise, les plus belles plages (Mont Choisy, Trou aux Biches, Flic en Flac...) sont prises d'assaut par les touristes. Néanmoins c'est sympa d'y faire du footing tôt le matin et accessoirement de profiter ensuite des installations des hôtels (transats, etc.). On trouve de mignonnes petites plages bien moins fréquentées un peu partout, il suffit de se balader.

Les randos c'est une autre histoire! J'ai été déçue car il y a des coins absolument magnifiques mais ils n'ont pas vraiment développé cette activité : soit il n'y a pas de trails, soit ils souffrent d'une absence quasi totale de balisage. C'est franchement dommage...On a quand même kiffé notre rando dans les cascades de Tamarin, mais vu comme on a galéré on n'a pas réitéré l'expérience dans le parc national des gorges de Rivière Noire (d'autant que le Lonely spécifiait que les chemins étaient mal indiqués). En tous les cas, équipez-vous de bonnes chaussures car le terrain en forêt est glissant (franchement boueux par temps de pluie) et prévoyez un bon répulsif anti-moustiques.



Notre appart

Bien loin des complexes hôteliers super chics, notre petit appart (Villa O'soleil appartments) ne payait pas de mine et pourtant on l'a adoré! Déjà il était situé dans un petit quartier excentré de Grand Baie qui faisait village de pêcheurs, donc avec très peu de touristes et à deux pas d'une adorable petite plage quasi déserte (footing tous les matins, j'y ai pas coupé!). La plupart des résidents étaient mauriciens. Les gérants sont absolument adorables, ils nous ont accueillis à bras ouverts.

Bon après c'est sûr qu'il ne faut pas y aller pour le luxe, la baignoire qui servait de piscine faisait toute délabrée (on a pas mal discuté avec le type chargé de l'entretien et il nous a limite déconseillé de nous y baigner lol) et c'était sommaire, mais l'appart était spacieux, la literie confortable et la salle-de-bain très agréable. En plus il y avait une station service et un centre commercial super sympa à quelques minutes à pieds (avec des cafés-restos en terrasse), donc parfait pour faire le plein, les courses et boire un verre. Que demande le peuple...

La vue sympa sur sur un champ de canne à sucre
 On est loin du 5 étoiles :p
 La déco très colorée, kitsch mais au moins c'était gai!


La nourriture et les restos

La nourriture mauricienne est franchement délicieuse, on s'est régalés! Il y a beaucoup de mix entre les saveurs indiennes et créoles, je vous laisse imaginer le résultat...On trouve aussi pas mal de cuisine chinoise. Les plats typiques sont le vindaye et le rougail, qui piquent juste ce qu'il faut. Les aliments de base sont le poulet, les fruits de mer (mention spéciale au poulpe, miam miam), les poissons, le riz et les nouilles.

On trouve aussi beaucoup de grillades. On n'a pas goûté les fameuses langoustes car ça coûtait vraiment une blinde et surtout parce qu'elles n'étaient proposées que dans les restos (et pas dans les petits stands de grillades qu'on trouve un peu partout, notamment près des plages). On mange très bien pour quelques euros dans les échoppes, d'autant que la nourriture servie est fraîche.

Je vous déconseille les restos "pour Occidentaux", genre en bord de plage et qui font assez classe. Le cadre est sympa comme tout mais la nourriture y est moyenne et chère. Pour info le restaurant "Le rougail" (à Grand Baie) est une arnaque, on a attendu trois plombes (apparemment il y avait un problème de personnel en cuisine ce soir-là mais c'était vraiment abusé) pour des plats corrects après lesquels on avait encore faim (j'avoue qu'en tant que boxeurs on a coutume de s'enfiler des bonnes plâtrées, mais quand même!). Mention spéciale en revanche à "La terrasse", fin et copieux où on a mangé deux fois (seuls bémols, il est en bord de route et comme il est conseillé dans le Lonely il n'y avait quasiment que des Occidentaux).

Les ananas qu'on déguste comme une bonne glace


L'île Maurice sans gluten et sans lactose

Je vais de mieux en mieux au niveau de mes intolérances (j'ai réintroduit plein de trucs comme les tomates, le melon, le tofu, les épices, etc. que je digère maintenant sans problème, sûrement car mon intestin a pu se réparer faute d'agressions perpétuelles ces dernières années) donc j'ai pu me faire plaisir. Pour le coup j'ai vraiment eu l'impression d'être -quasi- comme tout le monde, c'était trop cool :)

En ce qui concerne le gluten, c'est avant tout des bains de friture qu'il faudra vous méfier pour éviter les contaminations croisées (ils servent pas mal de samossas). Pour info, les "mines" désignent les nouilles (à base de blé). Comme ils utilisent beaucoup d'aliments frais, on n'a pas trop à se soucier des dérivés (glucose, maltodextrine et compagnie). Pour le lactose il n'y a que la cuisine indienne pour laquelle il vaut mieux demander des précisions, de nombreux plats contenant en effet du ghee (beurre clarifié). 

Je n'ai eu aucune difficulté à manger (heureusement car je n'avais même pas trimballé mes boîtes de thon de survie!); de toute façon on trouve beaucoup de riz et de grillades -poulet, fruits de mer- tel que mentionné précédemment. Comme d'hab il n'y a que pour le petit-déjeuner que ça coince, mais vu qu'on avait l'appartement je me suis préparée mes propres trucs à partir des ingrédients que j'avais ramenés de Paris (en général je réalise des choses simples dont je connais les recettes par cœur: crêpes, pancakes, mug'cake au chocolat, mug'cookie, etc.). Je fais par ailleurs toujours une petite commande de biscuits sur Allergora avant de partir, pas terribles mais je ne peux pas me passer de goûter...

Crêpes au cacao avec bananes caramélisées et pépites de chocolat,
on a connu pire comme petit-déj^^

Et voilàààà, vous savez tout!

15 déc. 2012

Aspects pratiques Île de Skye



Se rendre sur l'île de Skye 

L'aéroport le plus proche est celui d'Inverness. La seule compagnie qui le dessert est Flybe. Mais c'est de la grosse arnaque car ils vous font payer les bagages par segment de vol; autrement dit comme il y a une escale vous payez quatre fois en comptant l'aller et le retour! Au total ça nous revenait à près de 450 euros par personne, quasiment le prix de notre dernier vol pour le Japon! Faut pas pousser mémé dans les orties, du coup on a pris un vol pour Glasgow où on a ensuite loué une voiture.

Il faut compter environ cinq heures sans se presser pour arriver sur l'île. De notre côté, vu qu'on aime bien vadrouiller en chemin, on a coupé le trajet en deux en dormant sur la route. Il y a des trucs sympas à faire et on passe par de jolis paysages.




Le climat (septembre)

Après un mois passé aux Açores on pensait qu'on était vaccinés, que nenni mes amis! Le temps écossais est vraiment...unique. Je comprends maintenant l'adage selon lequel il faut être écossais pour pouvoir vivre là-bas. Les photos sont trompeuses car on ne sortait l'appareil que lorsqu'il faisait beau. En réalité il pleuvait en moyenne tous les quarts d'heure; et puis alors la bonne grosse douche parfois agrémentée de grêlons....Subitement le soleil se remettait à briller, et paf rebelotte il pleuvait à nouveau! Tout ça avec un vent à vous glacer les os.

Du coup c'est assez difficile de s'habiller. Il faut bien sûr impérativement prévoir un haut et un bas de K-way, mais aussi des choses plus légères car lorsque le soleil brille on est limite en tee-shirt.

Il n'y a eu qu'une seule journée où on n'a rien pu faire: c'était la tempête non-stop pendant vingt-quatre heures. Mais j'ai l'impression que c'est assez rare, pour mauvais que soit le temps, il est surtout changeant.


Les gens

Je pensais que les Ecossais seraient un peu bourrus, eh bien ils étaient adorables! Ils étaient accueillants, souriants, toujours prêts à nous aider, bref on gardera d'eux un excellent souvenir.


Les randos

On avait commandé sur Internet le guide "The isle of Skye" (Cicerone) et il est vraiment pas mal. Il propose de nombreux trails de difficulté variable. Par contre il a un gros inconvénient : il n'y a pas de carte générale (ou au moins qui reprenne les parties de l'île) situant les trails. Du coup des fois on a eu franchement du mal à les localiser, et il y en a un qu'on a même dû abandonner faute de trouver le point de départ....C'est d'autant plus problématique que dès qu'on s'éloigne des sentiers les plus touristiques, il n'y a pas d'indication.

On a fait de belles balades (notre préférée: les Quiraing), les paysages sont extrêmement sauvages et d'une grande beauté. Leur état général est assez bon malgré les intempéries (prévoyez évidemment des chaussures de rando étanches; de notre côté on n'a pas sorti les bâtons). 

En tous les cas si vous aimez les animaux vous serez servi entre les moutons, les vaches et les phoques!


La voiture

Incroyable mais vrai, la location de voiture ne comporte aucune assurance (vous pouvez rouler là-bas sans être assuré!), il faudra donc en rajouter une sur place dans le prix.

Fabien a l'habitude de rouler à gauche au Japon, donc on n'a pas eu de problème. Il n'y a qu'à Glasgow où on a eu quelques frayeurs avec les ronds-points...On avait emprunté le GPS de mon père mais on peut très bien faire sans en se débrouillant avec une carte, car c'est assez bien indiqué. Par contre il nous a été bien utile pour localiser les stations d'essence (y en a quand même pas mal).

Il faut faire très attention aux animaux car il y a des moutons absolument partout. Ils trottinent ou font la sieste sur le bas-côté et sur la route, voire surgissent d'un bond! Idem pour les vaches qui se baladent  toutes seules.



A part sur les grands axes, les routes n'ont qu'une seule voie; donc il faut se ranger sur les passing place. Mais les conducteurs sont très courtois; presque un peu trop d'ailleurs car parfois chacun se rangeait en attendant que l'autre passe, on aurait dit les Dupond Dupont!




Le logement

Sur la route on a dormi à deux endroits différents:

A l'aller on a dormi à Ardgarry farm, un charmant bed and breakfast pour lequel on a eu un gros coup de cœur! Sue et son mari vous accueillent à bras ouverts et se mettent en quatre pour vous faire plaisir. C'est joli, douillet, et on est vraiment à la ferme entre les moutons, les poneys et la basse-cour! Le matin vous prenez votre petit-déjeuner dans leur joli salon avec un bon feu de cheminée, ambiance so britsh! (Fabien a trouvé la nourriture super bonne, en plus vous cochez ce dont vous avez envie). Bon à savoir pour les intolérants: Sue propose du pain sans gluten et de la margarine sans protéine de lait.



 La déco de jardin bien du pays!

Au retour on a dormi à Tigh na Cheo, avis mitigé: la chambre était mignonne mais petite; et surtout le lit grinçait effroyablement au moindre mouvement (oubliez la fête du slip!). Le propriétaire n'était pas des plus aimables mais par contre sa femme était adorable; au petit-déjeuner elle m'avait mis de côté un grand bol de fraises pour être sûre que je puisse manger quelque chose.




Sur l'île de Skye, on avait pris pour la semaine le Ridge End Cottage (au nord de l'île), définitivement la plus belle maison qu'il nous ait jamais été donnée de louer! Elle est isolée, grande, et super cosy (mention spéciale à la déco avec plein de cœurs et à la douche de la mort qui tue avec pas moins de quatre jets!). On avait vraiment l'impression d'être chez nous; les propriétaires avaient même tout préparé à l'avance pour faire un feu de cheminée. Le must : les moutons tout autour de la maison, un vrai bonheur de les voir passer devant la fenêtre quand je préparais le petit-déjeuner, j'étais trop heureuse. Et puis la vue est superbe, admirez plutôt:

Depuis la chambre



 Depuis la cuisine; ça change des vieux pigeons moches parisiens! 
 Le salon (qui était déjà plus grand que notre appart tout entier...)
 L'immense chambre
 Et enfin la cuisine toute équipée (pourquoi j'ai pas la même hein??)


L'île de Skye sans gluten et sans lactose

En Ecosse tout le monde connaît les intolérances alimentaires, donc vous n'aurez pas le sentiment de passer pour un extraterrestre. On a mangé deux fois au resto et les gens se sont toujours montrés charmants et très prévenants. Dans le premier (gastronomique), la serveuse a emmené ma fiche en cuisine pour voir avec le chef comment il pouvait s'adapter. Résultat: je ne me suis jamais autant régalée depuis que mes intolérances sont apparues, pour un peu je les aurais oubliées! (bon quand j'ai vu le fabuleux dessert de Fabinou arriver, là c'était plus possible d'oublier :p). On a aussi mangé dans un pub où ils m'ont fait un truc spécial car aucun plat de la carte ne convenait.

Au supermarché j'étais ravie car j'ai trouvé plusieurs trucs que je ne peux pas manger en France à cause de saloperies inutiles rajoutées (genre dextrose ou sirop de glucose), à l'instar du jambon de poulet. Après je n'ai pas regardé s'ils avaient des produits spécifiques sans gluten et/ou sans lactose vu que je suis poly-intolérante (y a toujours un truc qui colle pas), mais ça ne m'étonnerait pas qu'ils en proposent.

Et puis sinon Fabien a goûté le fameux haggis (la panse de brebis farcie) qu'il a préparé lui-même à la maison!




 Et voilà, j'espère que cette petite aventure écossaise vous aura donné envie d'aller vadrouiller sur l'île de Skye; nous en tout cas on y retournera sûrement!

28 sept. 2012

Vadrouiller avec des intolérances alimentaires




Parce que mes intolérances alimentaires sont désormais, que je le veuille ou non, au centre de ma vie, j'ai été obligée d'adapter ma façon de voyager. Je reçois régulièrement des demandes de conseils pour préparer des voyages de la part de personnes intolérantes ou de parents, alors je me suis dit que ça pourrait être pas mal d'y consacrer un post.

Pour commencer voici mon parcours, et j'imagine que beaucoup s'y retrouveront...

J'ai commencé à avoir des maux de ventre en rentrant de Singapour, au début j'ai mis ça sur le compte d'une saloperie que j'avais chopée là-bas. J'avais des hauts et des bas, mais un an après ça s'est brusquement aggravé, mon état de santé général s'était détérioré au point que je ne pouvais plus faire de sport et que j'avais le plus grand mal à bosser ma thèse. Je passais la journée allongée sur le canapé et j'étais complètement déprimée. J'ai passé une batterie d'examens, prises de sang, radios, scanner et tout le tointoin, mais on ne trouvait pas ce que j'avais. Après un entretien de cinq minutes top chrono, une gastro m'a même dit que je psychosomatisais et qu'il fallait que j'aille voir un psy! Je ne pouvais plus voir les médecins en peinture; même mes parents dont je suis très proche n'arrêtaient pas de répéter que c'était le stress de la thèse. Il a bon dos le stress...

Alors j'ai fait ce qu'il ce faut normalement pas faire, j'ai commencé à fouiner sur Internet. Et pour le coup Internet m'a sauvé la vie car j'ai découvert des parcours identiques au mien, de la part de personnes qui s'étaient révélées intolérantes au gluten. Sachant que j'avais moi-même remarqué que c'était après les repas que j'étais au plus mal et que j'ai des allergies multiples et variées depuis que je suis petite, je me suis dit que ça valait le coup d'essayer un régime sans gluten. Trois jour après, j'avais l'impression de revivre!

Le problème des intolérances alimentaires c'est qu'elles peuvent se manifester de façons très variées (ce qui à mon sens est un frein au diagnostic en raison du cloisonnement des différentes spécialités dans la médecine occidentale). De mon côté j'avais une bonne trentaine de symptômes complètement distincts du digestif, comme la chute de cheveux, la tachycardie, les vertiges (l'impression d'être bourrée, j'arrivais même plus à marcher droit!), les plaques de boutons, une sécheresse chronique sur le visage, le saignement des gencives et les aphtes à répétition, les tremblements, les difficultés respiratoires et visuelles, etc.

Aujourd'hui la quasi totalité de ces symptômes a disparu, mais le problème c'est que je suis devenue extrêmement sensible et que j'ai développé d'autres intolérances. A l'heure actuelle je suis poly-intolérante au gluten, lactose, maïs, soja et amandes; et je tolère très mal les conservateurs ou tout additif (en gros je ne peux rien manger qui ait été un tant soit peu préparé, je consomme uniquement des matières premières), mais aussi les trucs frits, les poireaux, les oignons, les champignons, la levure etc. ! Et en plus comme j'aime la difficulté je suis devenue végétarienne, au secouuuurs lol. Mais bon il n'empêche que je suis en super forme physique, je fais mes 4 entraînements hebdomadaires de mma, je combats sans problème et mes étudiants me donnent 25 ans huhu

Pour autant il était juste impensable que je renonce à voyager à cause de ces foutues intolérances. J'ai donc dû m'adapter. Voici mes conseils, tirés de mes propres expériences:

  • En France en en Asie dites plutôt que vous êtes allergique; en France parce que les gens pensent que ce n'est pas bien grave si vous mangez un truc que vous ne tolérez pas (genre vous en tirerez seulement avec un mal de ventre) et qu'ils s'en fichent un peu, et en Asie parce que les intolérances me semblent moins répandues (à part le soja) à l'inverse des allergies qui sont connues et prises au sérieux.
  • Préparez une fiche avec ce que vous ne POUVEZ PAS manger mais surtout ce que vous POUVEZ manger; je vous conseille de la traduire en anglais et dans la langue du pays que vous visitez (avec google traduction) et de l'illustrer avec des images. Cela facilite énormément les choses car les serveurs peuvent l'emmener en cuisine : personne ne panique et c'est bien plus facile pour le cuistot de vous préparer à manger.

Voici par exemple la fiche que j'emmenais au Japon 

  • Si vous restez un peu de temps dans le même coin, louez une location afin de pouvoir vous préparer à manger. Il est facile aujourd'hui de dénicher à l'étranger des petits apparts ou des maisons, y compris en recourant aux particuliers (Airbnb mais aussi Trip Avisor, Abritel, Booking etc.). Ce qui est cool c'est que ça vous permet de préparer vos pique-nique (pas toujours facile de trouver de quoi pique-niquer dans les supérette, surtout quand on ne peut pas lire les étiquettes...).
  • Bougez hors de France! Ca paraît dingue mais j'ai toujours dix fois moins de difficultés à me nourrir à l'étranger qu'en France, quand bien même les gens ne parlent pas un mot d'anglais et que je suis incapable de vérifier ce que je mange. Dire que la France est à la ramasse est un doux euphémisme, au fin fond des villages aux Açores on trouvait facilement des produits sans gluten, à Dubaï ma sœur (qui est aussi intolérante) pouvait manger des pizza sans gluten dans n’importe quel pizzeria, et en Ecosse il n'est pas rare que les bed and breakfast vous proposent différents produits sans lactose et sans gluten au petit-déjeuner. Pour l'instant à l'étranger il n'y a qu'au Maroc où j'ai galéré, j'ai vraiment eu trèèèèèèès faim (j'y avais été pour un séminaire et je ne pouvais pas me préparer à manger). Le mieux c'est l'Asie car hormis le problème de la sauce soja (qui contient de la farine) la cuisine n'est basée ni sur ni le blé ni sur le lait de vache. Au Japon je m'autorise plein de trucs (bonbons, version japonaise des pringles, sirop...) car je sais qu'ils ne contiendront pas de dérivés de blés comme la dextrose, le glucose ou la maltodextrine.
  • Prévoyez des provisions. Bon moi je suis un peu dans les extrêmes mais maintenant mon sac-à-dos est plein pour moitié de trucs à bouffer...Et tant pis si j'ai que trois tee-shirts à me mettre pour un mois, au moins je crèverai pas la dalle! Si vous ne mangez pas salé le matin c'est surtout au niveau du petit-déjeuner que ça coince. Pour ma part je prévois des galettes de riz, des cracottes, des chips, du quinoa, des tablettes de chocolat, et un pot de Chokénut ou de beurre de cacahuètes pour quand les gâteaux maison seront finis. N'oubliez pas de vous faire un casse-croûte si vous prenez l'avion. 

Mes provisions pour partir sur l'île de Skye où on avait loué une maison, 
si si, tout est rentré dans les sacs!

  • N'oubliez surtout pas vos médicaments. Quand on n'est pas intolérant ce n'est pas bien grave mais dans notre cas c'est primordial, surtout si vous vous tordez de douleur après une erreur.
  • Et puis enfin affichez votre plus beau sourire : de client "chiant" vous passez à client "chiant mais sympa", ça aide! Enfin de toute manière à part en France et au Maroc je n'ai jamais vraiment eu l'impression d'embêter les gens, limite ils étaient plutôt désolés pour moi. Ils se sont toujours montrés compréhensifs et se débrouillaient pour que je puisse manger quelque chose, voire me faisaient des petites faveurs (en Ecosse au petit-déj la propriétaire m'avait réservé un énorme bol de fraises pour que les autres client ne mangent pas tout!).

Voilà, j'espère que ça pourra vous aider un peu; en tous les cas on peut très bien voyager avec de multiples intolérances (de tous mes voyages je n'ai fait qu'une seule grosse erreur et je pense que c'était une contamination croisée). Le plus dur finalement c'est de se dire qu'on ne pourra plus voyager comme avant : on ne peut plus goûter les spécialités locales, on a toujours un peu la honte de descendre sa bouffe au petit-dej d'une guest-house (ça fait un peu la grosse chieuse !), on doit constamment prévoir; bref on développe un rapport à la nourriture qui est de l'ordre du besoin et non plus du plaisir. C'est le prix à payer pour vadrouiller, mais c'est finalement bien peu de choses :)


7 août 2011

Aspects pratiques Açores



Le climat 
(juin)


Dire qu'on n'a pas eu que du beau temps serait un doux euphémisme...Certains jours il a vraiment fait un temps de chiotte au point qu'on ne pouvait strictement rien faire. Parce que quand il pleut aux Açores, c'est pas les petites ficelles, c'est les bonnes grosses cordes! Mais heureusement le temps est extrêmement changeant, en l'espace de quelques minutes on peut passer d'un froid glacial au soleil qui crâme; donc mieux vaut avoir à la fois de quoi se couvrir (écharpe, pull, etc.) et de quoi se protéger des coups de soleil. Et surtout ne jamais oublier son K-way! Autre point important, à moins d'avoir un ciel complètement dégagé, sur les hauteurs il y a presque toujours de la brume, pensez-y avant de vous lancer dans les trails promettant un superbe panorama à des points culminants.

A titre indicatif c'est à Flores qu'il a fait le plus moche en général, et à Terceira le plus beau. On est partis en juin, peut-être qu'en été il fait plus beau mais j'ai quand même l'impression que le temps n'est pas bien sec, si y a toute cette verdure c'est pour une bonne raison! Les températures sont agréables pour qui craint la chaleur -comme nous- ça variait de 13 à 25° à peu près (mais le soleil tape très fort). C'est difficile de se baigner car l'eau est carrément glaciale, c'est dommage car les piscines naturelles sont superbes et donnent bien envie d'y plonger une tête...

Sur les chemins par tous les temps; vive le poncho taïwanais!

Les gens


On a trouvé les gens très accueillants et on a adoré leur bonne humeur. Ca fait plaisir de voir un peuple aussi festif, ils adooooorent faire la fête et toutes les occasions sont bonnes. Ca change des villages français qui ont souvent l'air abandonnés, là il y a de la vie aussi bien la journée qu'en soirée. Tous les week-ends il y avait des trucs d'organisés: processions, fanfares, fête folklorique...On peut ainsi avoir une bonne approche de la culture locale.

Une fête folklorique dans un village près de Biscoitos
Séance de cinéma en plein air à Lajes do Pico

Globalement ils parlent assez bien anglais, donc c'est facile de communiquer. Dans certains patelins ils nous regardaient un peu mais ils étaient toujours prêts à nous aider et à engager la conversation.

Le seul truc qui nous a dérangés c'est le côté un peu "macho". Sans faire un cours sur les normes de genre, disons simplement qu'on ressent assez fortement la division des rôles sexués au quotidien. Concrètement ça se traduisait par le fait que les hommes ne s'adressaient parfois qu'à Fabien, qu'on apportait une seule carte au restaurant pour lui, etc. Une fois ça a tellement énervé Fabien qu'on est même partis d'un resto! Bon c'est pas tout le temps non plus mais étant assez sensible à ce genre de truc de par mes recherches, ça m'a quand même pesé.


Les randos

Si on aime marcher, les Açores sont un vrai paradis! MAIS...je vais radoter car je l'ai déjà dit à plusieurs reprises dans les reviews, les randos là-bas c'est pas de la tarte! Bien sûr il y a des petits chemins pépères, mais globalement on a bien galéré. Avec ce qu'on s'était enfilés au Japon la dernière fois, on est arrivés tous péteux:"Ouaich les doigts dans le nez", ben franchement on a eu dix fois plus de mal! Ce n'est pas tant les dénivelés que l'état général des trails, souvent mal entretenus et limite impraticables par mauvais temps (peut-être qu'à Sao Miguel c'est mieux?). On ne s'est jamais autant pris de gamelles! Entre les ronces qui vous arrachent la peau, les passages dangereux à flanc de précipice, la lave casse-gueule, les pierres ultra glissantes sous la pluie et j'en passe, il faut vraiment s'accrocher par moment. Sans compter que les chemins sont parfois presque entièrement envahis par la végétation; pour être au contact de la nature on l'est!

Mais le pire c'est le manque -voire l'absence totale- de balisage. C'est hallucinant, qu'est-ce que ça pourrait leur faire de mettre un pauvre fanion on de peindre une malheureuse pierre! Leur spécialité c'est de mettre une balise après la bifurcation, histoire de vous faire marcher plusieurs centaines de mètre avant que vous ne vous décidiez à faire demi-tour et que vous aperceviez la marque bien cachée après le tournant. Non franchement ça nous a profondément énervés, et encore dieu merci on avait acheté par hasard le Rother Guide à l'aéroport de Lisbonne.

M'enfin les paysages sont tout de même sublimes, et il y a vraiment de quoi trailer, en plus de trois semaines il y avait encore des randos qu'on n'a pas même pas eues le temps de faire. A ne pas manquer, l'ascension du Pico qu'on peut tout-à-fait gravir seuls et qui est largement accessible (le Piquinho est vache par contre, il requiert un pied sûr).


Pique-niquer face à un tel paysage, ça vaut toutes les peines du monde


La location de voiture et les transports

Sur Voyage Forum j'avais lu qu'il était facile de se déplacer sur les îles en stop. Ben peut-être mais y a beaucoup de coins où y a pas un chat! Sans voiture ça me paraît compliqué de pouvoir aller partout et de faire certaines randos; je pense qu'en se cantonnant aux coins les plus "visités" (toute proportion gardée hein, les quatre îles qu'on a faites restent largement préservées du tourisme de masse) y a moyen de se débrouiller, mais si on veut vraiment vadrouiller il ne faut pas compter sur les bus publics.



On est passés par la compagnie Ilha Verde pour Terceira, Pico et Faial, et on en a été très contents. On a réservé par Internet et ça vaut carrément le coup car on bénéficie ainsi de tarifs avantageux. Pour Flores c'était Sunny Cars car Ilha Verde n'est pas présente sur l'île (on a réservé via Costasur et Dégriftour).

En voyage notre voiture c'est un peu notre maison, c'est le bordel -organisé- intégral à l'arrière; maman regarde pas tu vas faire une syncope!

On a acheté une carte routière à l'aéroport de Lisbonne et ça nous a été bien utile vu le problème généralisé d'indication, on en était parfois à compter le nombre de tournants sur la route pour se repérer...Ils n'aiment pas indiquer les directions aux ronds-points par exemple, ou bien les panneaux sont tellement délavés qu'on ne voit pas le sens des flèches! Bon on s'en sort mais on a eu quelques beaux énervements (dans les villes par contre pas de souci pour se déplacer à pieds). Et surtout ne vous aventurez pas avec votre voiture dans des petits chemins de terre où vous ne voyez que des traces de tracteurs, ça risque de mal finir!



Entre les îles à cette période de l'année on n'avait pas le choix, on a dû prendre des vols internes (la compagnie açorienne est la Sata). Il n'y a qu'entre Pico et Faial qu'on a pris le bateau car les îles sont vraiment à côté (environ 30 minutes de traversée).

Internet

Etonnamment le Wifi est accessible dans de nombreux endroits publics et dans des tas de cafés, c'est facile de se connecter un peu partout.

Le camping et les hôtels

Il y a pas mal de campings sur Terceira, Pico et Faial (mal indiqués la plupart du temps) mais sur chaque île un seul avait de l'eau chaude (vu comme il fait parfois froid ce n'est franchement pas un luxe). Mais ne vous attendez pas à un beau jet qui vous délassera après votre longue journée de marche, bien souvent la pression était faible et il y avait des coupures très fréquentes quand ce n'était pas carrément définitif (les deux derniers jours où on a campé l'eau chaude avait disparu, pouf!) Globalement ils semblent avoir un sérieux problème avec ça car dans les hôtels et chez l'habitant c'était pareil. Sur Flores on a carrément dû abandonner l'idée de camper car il n'y avait que de l'eau froide, on était dégoûtés.

Mais le vrai problème c'est le linge. Habitués qu'on est en Asie aux lavomatics ou au laundry service, on s'était bêtement dits que ça devait être pareil ailleurs. De vrais bleus! Aux Açores c'est la croix et la bannière pour laver son linge si on campe, j'en étais parfois réduite à reporter des tees-shirts puants! (bon en même temps 4 tee-shirts en tout et qu'en plus on en perd un bêtement, c'est pas très malin!) Il n'y avait qu'un camping où il y avait une machine, les gérants d'un autre nous ont lavé notre linge gratuitement chez eux et chez l'habitant heureusement ils mettaient la leur à notre disposition. A Faial on a trop rigolé car à l'office du tourisme ils nous indiqué un laundry service donc on était trop heureux, et quand on leur a demandé les horaires d'ouverture: "le lundi matin"!! Ah ben pas de bol on était samedi lol!


Campismo dos Biscoitos (Santo Antonio, Terceira sud): notre camping préféré, on y est restés en tout une semaine. Le couple de gérants est adorable et se met en quatre pour leurs campeurs. Le terrain est vaste et les sanitaires sont propres. L'eau chaude est aléatoire mais globalement ça a été. Le gros plus c'est sa localisation car il est au bord de la mer, juste à côté d'une magnifique piscine naturelle accessible à pieds.


Campismo Ponta do Raminho (Terceira nord; on n'y a pas dormi): c'est un camping gratuit au milieu des arbres, sans douche mais avec une jolie vue face à la mer.

Campismo Baia da Salga (Terceira sud; on n'y a pas dormi): il avait l'air super mais malheureusement il était fermé à cette période de l'année. Apparemment il avait des douches. Le gazon est joli et il donne juste face à la mer, on a une belle vue dégagée.

Campismo Salgueiros (Terceira sud; on n'y a pas dormi): un camping gratuit qui est vraiment moche, avec des douches froides extérieures.

Residencial a Ilha (Angra do Heroismo, Terceira sud): un petit hôtel sympa à côté de l'office du tourisme, dans le centre d'Angra. On a payé 45 euros la chambre avec petit-déjeuner compris.


Campismo Santo Antonio (Pico nord) : le cadre est absolument superbe car on est en plein dans la verdure. Première surprise quand on est arrivés, des petits lapins (des papillons trop mimis) gambadaient joyeusement en liberté! J'étais toute attendrie en découvrant la basse-cour avec ses adorables petits poussins pépiant; quelques heures plus tard j'étais prête à leur tordre le cou tellement j'en pouvais plus de les entendre brailler toute la nuit! Quelle idée de mettre un poulailler dans un camping! Sinon les sanitaires sont vétustes et une seule douche a de l'eau chaude, quand elle veut bien.

Campismo Lajes do Pico (Pico sud): certainement le camping le plus moche où on ait dormi (il est en pleine ville) mais de loin le plus confortable! Les sanitaires étaient impeccables et il y avait de l'eau chaude quasi normalement. En plus il y a une machine à laver, le bonheur.

On voit même le Pico quand celui-ci n'est pas caché par les nuages

Hotel Whale'come (Lajes do Pico) : Espaço Thalassa fait aussi hôtel; notre chambre était un peu en-dehors de la ville car l'hôtel était complet. Elle était très confortable mais bizarrement très humide.


Campismo Praia do Almoxarife
(Faial est): un camping particulièrement agréable, bien entretenu et avec de jolis arbres. Les sanitaires sont modernes, pas mal de difficultés avec l'eau chaude par contre. On est juste en face de la plage, c'est vraiment sympa.



Campismo Castelo Branco (Faial sud): un camping juste derrière l'aéroport, on ne s'est pas attardés car il avait l'air assez pourri.

Banana Manor (Horta, Faial): une pension chez l'habitant en-dehors du centre-ville, tenue par Claudia, une allemande qui parle couramment français, et son mari, tous deux charmants. C'est 45 euros la nuit sans petit-déjeuner. Les chambres sont spacieuses mais il n'y a pas de salle-de-bain privée. On a libre accès à une superbe cuisine pour se faire à manger et on peut se promener dans leur jolie bananeraie. Possibilité de laver son linge.



Campismo Faja Grande (Flores ouest): le cadre est idyllique puisqu'il est juste à côté d'une cascade, mais il n'y avait que de l'eau froide donc on a laissé tomber.

Residencia Malheiros (Santa Cruz, Flores): une pension tenue par le personnage haut en couleur de Marie-Thérèse! Comptez 35 euros la chambre avec petit-déjeuner. Marie-Thérèse parle couramment français et dirige sa pension avec beaucoup de dynamisme. Elle est très serviable et a un cœur d'or mais elle fait un peu matrone, gare à vous si vous confondez ses torchons avec ses serviettes de table, ça barde! Et elle n'hésite pas à ramasser votre linge sale pour vous le laver sans vous demander votre avis hihi. Les chambres sont marrantes, la 1ère ressemblait trop à celle de ma grand-mère et la seconde était toute rose. Un conseil, l'eau chaude marche mieux dans la salle-de-bain commune près de la cuisine que dans les chambres. Vous avez libre accès à la cuisine (entièrement décorée d'azulejos) pour vous faire à manger. Et si vous souhaitez vous rendre à Corvo, le fils de Marie-Thérèse peut vous y amener.


Même en vacances Fabinou est de corvée de vaisselle!

La nourriture et les restos


La nourriture açorienne est très goûteuse mais un peu grasse. Un plat typique se compose d'une viande ou d'un poisson grillé avec des pommes de terre à l'eau, du riz et un peu de salade. Moi qui suis très légumes ça m'a manqué. Quand vous arrivez dans un resto on vous amène d'emblée du pain et du fromage, donc si vous n'en voulez pas précisez-le dès le début. Les proportions sont importantes, pour une fois j'étais bien rassasiée en sortant de table! On mange beaucoup de poisson et il est excellent. Ca change des resto français où vous avez un minuscule bout de poisson avec trois pauvres grains de riz, là on vous apporte le poisson entier! Ce que j'ai préféré c'est les brochettes de crevettes et de calamar, un vrai délice, ainsi que l'alcatra, une spécialité locale de viande cuite en ragoût dans un gros plat de terre. On a aussi testé la cataplana, un plat de crevettes et de poisson cuites avec des patates, super bon. Ce que j'ai détesté c'est la morue, mon dieu c'était atroce! Je n'ai même pas pu finir mon assiette tellement c'était ultra salé et élastique!

Point de vue desserts ils sont très portés sur les puddings dont chaque resto propose de nombreuses déclinaisons. L'appellation pudding recouvre aussi les desserts à couche (crème + biscuit); tel le chouchpinou (enfin c'est ce qu'on a compris comme nom!). Ils adorent aussi les glaces, on en trouve partout.

Pour les petits-déjeuners et les pique-nique du midi on achetait de la nourriture au supermercado (souvent de simples petites épiceries) mais quelle galère pour les trouver dans les villages! Au moins ils sont écolo car ils n'allument pas de lumière à l'intérieur et bien souvent il n'y a pas d'enseigne. Du coup, comme c'est tout sombre et pas indiqué, on ne les voyait pas car on les confondait avec les maisons! Leurs fruits sont souvent excellents, c'est là que j'ai mangé les meilleures prunes de ma vie huuumm...


Casa do Pasto o Pedro (Terceira, Biscoitos): un petit restaurant très sympa où l'on peut déguster en terrasse des plats typiques, sans prétention mais bons.

O Chico (Terceira, Angra do Heroismo): notre resto préféré de tous les Açores! Les serveurs sont adorables, le cadre joli, on mange hyper bien et c'est rapide. On y est retournés trois fois! A tester: l'espadon qui est cuit à la perfection, l'alcatra (le meilleur qu'on ait mangé), et en dessert ne manquez pas la mousse au chocolat maison qui est à tomber ou le "dolce", une spécialité aux amandes que Fabien a particulièrement appréciée.

L'espadon grillé
L'alcatra...une fois dévoré!
Le "dolce" aux amandes

Restaurante Adega Lusitania (Terceira, Angra): un restaurant de la gamme au-dessus. Quand on y est allés il y avait un groupe qui écoutait des chants traditionnels, c'était très agréable de manger en musique. La nourriture est raffinée. A tester: la soupe de la tante Urania, une recette secrète transmise de génération en génération.

Caneta (Terceira, Altares) : une bonne table où la nourriture est un cran au-dessus des petits restos des environs. Mais ça se donne des airs chics, moi je préfère les ambiances conviviales. A tester: le boudin frit que Fabien a beaucoup aimé.

O Pescador (Terceira, Praia da Vitoria) : un excellent resto de poisson juste à côté de la mer. A tester: les crevettes à l'ail et à l'huile piquante en entrée (on schlingue tout l'après-midi mais purée qu'est-ce que c'est bon!)

Espadon frit avec riz aux crevettes

Barao Palace (Faial, Horta): assez chicos mais c'est là-bas qu'on a mangé les meilleurs poissons, ils étaient absolument excellents. A tester: le trio de poissons, j'en léchais les arrêtes! Par contre les accompagnements sont assez chiches.

Jin Li Lai (Faial, Horta): un resto chinois pour changer un peu de la nourriture açorienne! La qualité des plats est variable mais dans l'ensemble c'est bon. A tester: les plats sur plaque chauffante, vraiment délicieux

O Lima (Faial, Horta): un petit resto familial sans prétention mais où l'on déguste une nourriture typique très goûteuse. A tester: les sardines grillées, un délice

Taberna de Pim (Faial, Horta): ambiance décontractée pour ce resto familial où les serveurs aiment taper la causette et sont particulièrement gentils. S'il fait beau on peut manger en terrasse face à la mer. A tester: la cataplana et leur succulente glace à la fraise maison servie avec du chocolat chaud, à se rouler par terre.

Peter's cafe (Faial, Horta): à fuir! On mange mal, on attend trois plombes et le service est exécrable, le bon piège à toutous quoi.

Whale'come restaurante (Pico, Lajes do Pico): bonne ambiance mais la nourriture n'est pas top. A ne SURTOUT PAS tenter: les pâtes au thon, Fabien a fait une indigestion cinq minutes après le repas, il était vert et a titubé jusqu'à l'hôtel !!

A Parisania (Pico, Madalena): notre cantine sur Pico, on y allait tous les soirs! Ca fait un peu cantine d'ailleurs, pour les groupes ils installent des buffets. On y mange très bien, une bonne adresse. A tester: le bœuf du chef qui a ravi les papilles de Fabinou, l'igname (je n'en avais jamais goûté et c'est vraiment bon) et bien sûr le chouchpinou en dessert!

Restaurante Baleia Occiental (Flores, près de Santa Cruz): tout le monde en dit beaucoup de bien mais les deux fois où on a été il n'avait que deux plats de disponibles sur la carte, ça la fout un peu mal quand même...A tester: les brochettes de calamar, super bonnes.

Restaurante Rosa (Flores, Madalena): tous les pêcheurs du coin y boivent un coup le soir au bar. Cest le mari de Rosa qui fait le service et il est très gentil. Les plats sont copieux et franchement bons. A tester: les brochettes de crevettes, on s'en met partout en les décortiquant mais c'est délicieux.

Restaurante Sereia (Flores, Madalena): la dame qui tient le restaurant parle un peu français. Une bonne table mais on a préféré quand même Rosa. A tester: la glace au-fruit-dont-je-ne-me-rappelle-plus-le-nom mais qui nous a laissé un très bon souvenir.


Les Açores sans gluten

Malheureusement j'inaugure cette nouvelle rubrique...Globalement je m'en suis plutôt bien sortie. Pour le petit-déjeuner j'avais amené des trucs pour trois semaines (à l'aéroport ils hallucinaient en voyant mon sac de bouffe!), et j'ai bien fait car il n'y avait rien sur place. Pour le midi c'était boîte de thon -qui est excellent- avec des galettes de riz qu'on trouve dans quasiment tous les supermercado. J'achetais aussi plein de fruits, du beurre de cacahuètes, du Nutella et du chocolat.

C'était facile de manger dans les restos au vu des types de plats proposés et de la "simplicité" des préparations (pas de sauce avec la viande ou le poisson). On sent qu'ils aiment les produits simples et frais, même pour la salade par exemple ils vous amènent systématiquement l'huile et le vinaigre et non la sauce toute prête. En plus ils étaient compréhensifs, quand je leur expliquais ils se sont toujours montrés à l'écoute. Une fois la serveuse n'a pas compris et m'a apporté des beignets, quand je les ai renvoyés ils étaient complètement désolés et se sont excusés plein de fois en faisant leur possible pour m'amener autre chose rapidement.

Ils m'ont certifié qu'il n'y avait pas de farine dans l'alcatra et la cataplana et effectivement je n'ai jamais été malade en en mangeant. J'ai eu une seule contamination chez Peter's, après avoir avalé une omelette, bam direct j'ai eu des nausées et je me suis sentie mal, mais ça a été la seule fois du voyage. Et attention aux miettes de pain qui trainent car ils adorent ça, c'est vraiment l'aliment de base.

Je dois dire que j'appréhendais beaucoup, pas tant le fait d'être malade que de me sentir frustrée. Car jusqu'à présent la bouffe faisait partie intégrante de mes voyages et tester des spécialités locales était un vrai bonheur dont je me voyais mal me passer. Parfois j'étais un peu triste, notamment lorsque dans les fêtes de village ils nous invitaient à nous servir dans les buffets de plats maison et que je devais décliner...Mais bon c'est la vie! Et même si je dois bouffer du riz et du thon pendant trois semaines c'est pas ça qui m'empêchera de voyager :)