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28 sept. 2012

Vadrouiller avec des intolérances alimentaires




Parce que mes intolérances alimentaires sont désormais, que je le veuille ou non, au centre de ma vie, j'ai été obligée d'adapter ma façon de voyager. Je reçois régulièrement des demandes de conseils pour préparer des voyages de la part de personnes intolérantes ou de parents, alors je me suis dit que ça pourrait être pas mal d'y consacrer un post.

Pour commencer voici mon parcours, et j'imagine que beaucoup s'y retrouveront...

J'ai commencé à avoir des maux de ventre en rentrant de Singapour, au début j'ai mis ça sur le compte d'une saloperie que j'avais chopée là-bas. J'avais des hauts et des bas, mais un an après ça s'est brusquement aggravé, mon état de santé général s'était détérioré au point que je ne pouvais plus faire de sport et que j'avais le plus grand mal à bosser ma thèse. Je passais la journée allongée sur le canapé et j'étais complètement déprimée. J'ai passé une batterie d'examens, prises de sang, radios, scanner et tout le tointoin, mais on ne trouvait pas ce que j'avais. Après un entretien de cinq minutes top chrono, une gastro m'a même dit que je psychosomatisais et qu'il fallait que j'aille voir un psy! Je ne pouvais plus voir les médecins en peinture; même mes parents dont je suis très proche n'arrêtaient pas de répéter que c'était le stress de la thèse. Il a bon dos le stress...

Alors j'ai fait ce qu'il ce faut normalement pas faire, j'ai commencé à fouiner sur Internet. Et pour le coup Internet m'a sauvé la vie car j'ai découvert des parcours identiques au mien, de la part de personnes qui s'étaient révélées intolérantes au gluten. Sachant que j'avais moi-même remarqué que c'était après les repas que j'étais au plus mal et que j'ai des allergies multiples et variées depuis que je suis petite, je me suis dit que ça valait le coup d'essayer un régime sans gluten. Trois jour après, j'avais l'impression de revivre!

Le problème des intolérances alimentaires c'est qu'elles peuvent se manifester de façons très variées (ce qui à mon sens est un frein au diagnostic en raison du cloisonnement des différentes spécialités dans la médecine occidentale). De mon côté j'avais une bonne trentaine de symptômes complètement distincts du digestif, comme la chute de cheveux, la tachycardie, les vertiges (l'impression d'être bourrée, j'arrivais même plus à marcher droit!), les plaques de boutons, une sécheresse chronique sur le visage, le saignement des gencives et les aphtes à répétition, les tremblements, les difficultés respiratoires et visuelles, etc.

Aujourd'hui la quasi totalité de ces symptômes a disparu, mais le problème c'est que je suis devenue extrêmement sensible et que j'ai développé d'autres intolérances. A l'heure actuelle je suis poly-intolérante au gluten, lactose, maïs, soja et amandes; et je tolère très mal les conservateurs ou tout additif (en gros je ne peux rien manger qui ait été un tant soit peu préparé, je consomme uniquement des matières premières), mais aussi les trucs frits, les poireaux, les oignons, les champignons, la levure etc. ! Et en plus comme j'aime la difficulté je suis devenue végétarienne, au secouuuurs lol. Mais bon il n'empêche que je suis en super forme physique, je fais mes 4 entraînements hebdomadaires de mma, je combats sans problème et mes étudiants me donnent 25 ans huhu

Pour autant il était juste impensable que je renonce à voyager à cause de ces foutues intolérances. J'ai donc dû m'adapter. Voici mes conseils, tirés de mes propres expériences:

  • En France en en Asie dites plutôt que vous êtes allergique; en France parce que les gens pensent que ce n'est pas bien grave si vous mangez un truc que vous ne tolérez pas (genre vous en tirerez seulement avec un mal de ventre) et qu'ils s'en fichent un peu, et en Asie parce que les intolérances me semblent moins répandues (à part le soja) à l'inverse des allergies qui sont connues et prises au sérieux.
  • Préparez une fiche avec ce que vous ne POUVEZ PAS manger mais surtout ce que vous POUVEZ manger; je vous conseille de la traduire en anglais et dans la langue du pays que vous visitez (avec google traduction) et de l'illustrer avec des images. Cela facilite énormément les choses car les serveurs peuvent l'emmener en cuisine : personne ne panique et c'est bien plus facile pour le cuistot de vous préparer à manger.

Voici par exemple la fiche que j'emmenais au Japon 

  • Si vous restez un peu de temps dans le même coin, louez une location afin de pouvoir vous préparer à manger. Il est facile aujourd'hui de dénicher à l'étranger des petits apparts ou des maisons, y compris en recourant aux particuliers (Airbnb mais aussi Trip Avisor, Abritel, Booking etc.). Ce qui est cool c'est que ça vous permet de préparer vos pique-nique (pas toujours facile de trouver de quoi pique-niquer dans les supérette, surtout quand on ne peut pas lire les étiquettes...).
  • Bougez hors de France! Ca paraît dingue mais j'ai toujours dix fois moins de difficultés à me nourrir à l'étranger qu'en France, quand bien même les gens ne parlent pas un mot d'anglais et que je suis incapable de vérifier ce que je mange. Dire que la France est à la ramasse est un doux euphémisme, au fin fond des villages aux Açores on trouvait facilement des produits sans gluten, à Dubaï ma sœur (qui est aussi intolérante) pouvait manger des pizza sans gluten dans n’importe quel pizzeria, et en Ecosse il n'est pas rare que les bed and breakfast vous proposent différents produits sans lactose et sans gluten au petit-déjeuner. Pour l'instant à l'étranger il n'y a qu'au Maroc où j'ai galéré, j'ai vraiment eu trèèèèèèès faim (j'y avais été pour un séminaire et je ne pouvais pas me préparer à manger). Le mieux c'est l'Asie car hormis le problème de la sauce soja (qui contient de la farine) la cuisine n'est basée ni sur ni le blé ni sur le lait de vache. Au Japon je m'autorise plein de trucs (bonbons, version japonaise des pringles, sirop...) car je sais qu'ils ne contiendront pas de dérivés de blés comme la dextrose, le glucose ou la maltodextrine.
  • Prévoyez des provisions. Bon moi je suis un peu dans les extrêmes mais maintenant mon sac-à-dos est plein pour moitié de trucs à bouffer...Et tant pis si j'ai que trois tee-shirts à me mettre pour un mois, au moins je crèverai pas la dalle! Si vous ne mangez pas salé le matin c'est surtout au niveau du petit-déjeuner que ça coince. Pour ma part je prévois des galettes de riz, des cracottes, des chips, du quinoa, des tablettes de chocolat, et un pot de Chokénut ou de beurre de cacahuètes pour quand les gâteaux maison seront finis. N'oubliez pas de vous faire un casse-croûte si vous prenez l'avion. 

Mes provisions pour partir sur l'île de Skye où on avait loué une maison, 
si si, tout est rentré dans les sacs!

  • N'oubliez surtout pas vos médicaments. Quand on n'est pas intolérant ce n'est pas bien grave mais dans notre cas c'est primordial, surtout si vous vous tordez de douleur après une erreur.
  • Et puis enfin affichez votre plus beau sourire : de client "chiant" vous passez à client "chiant mais sympa", ça aide! Enfin de toute manière à part en France et au Maroc je n'ai jamais vraiment eu l'impression d'embêter les gens, limite ils étaient plutôt désolés pour moi. Ils se sont toujours montrés compréhensifs et se débrouillaient pour que je puisse manger quelque chose, voire me faisaient des petites faveurs (en Ecosse au petit-déj la propriétaire m'avait réservé un énorme bol de fraises pour que les autres client ne mangent pas tout!).

Voilà, j'espère que ça pourra vous aider un peu; en tous les cas on peut très bien voyager avec de multiples intolérances (de tous mes voyages je n'ai fait qu'une seule grosse erreur et je pense que c'était une contamination croisée). Le plus dur finalement c'est de se dire qu'on ne pourra plus voyager comme avant : on ne peut plus goûter les spécialités locales, on a toujours un peu la honte de descendre sa bouffe au petit-dej d'une guest-house (ça fait un peu la grosse chieuse !), on doit constamment prévoir; bref on développe un rapport à la nourriture qui est de l'ordre du besoin et non plus du plaisir. C'est le prix à payer pour vadrouiller, mais c'est finalement bien peu de choses :)


2 avr. 2011

Aspects pratiques Taiwan I (road trip)



A l'information center de l'aéroport, demandez la Youth Travel Card, elle donne droit à de nombreuses réductions. Et n'oubliez pas votre carte d'étudiant si vous en avez une, les tarifs sont très intéressants (à défaut une carte vitale fait parfaitement l'affaire pour peu que vous ayez une tête de jeunot...)



Le climat

Vu le temps de chiotte qu'on a eu au début de notre périple, je vous déconseillerais plutôt d'entreprendre votre voyage en février...Mais bon peut-être qu'on n'a pas eu de chance! Ou alors assurez-vous de pouvoir migrer vers le sud si les conditions climatiques vous empêchent de visiter le nord. Outre la pluie, ce qui est problématique aussi à cette période c'est le brouillard, de la vraie purée de poix. D'ailleurs au retour tous les avions avaient du retard à cause de ça.

Les différences de température sont importantes: au nord on mettait le chauffage dans la voiture alors qu'au sud on se baignait dans la mer! Il vaut donc mieux prévoir toutes sortes de vêtements et avoir un bon duvet. Et surtout ne pas oublier son Kway! (ils vendent des ponchos en plastoc un peu partout ainsi que des parapluies)



Les gens

On a trouvé les Taiwanais vraiment gentils et accueillants. Ils étaient toujours prêts à nous aider et venaient parfois spontanément vers nous pour savoir en quoi ils pouvaient nous être utiles. Ils aimaient bien savoir ce qu'on avait fait et on a pris plaisir à leur raconter nos petites aventures; c'était trop drôle ils n'en revenaient pas qu'on ait campé à Taroko! Ils se montrent particulièrement sociables et engagent la conversation très facilement où que vous soyez.

Globalement ils parlent assez bien anglais, on n'a pas eu de mal à les comprendre et à se faire comprendre. On était tout fiers de caser notre vocabulaire chinois et ils sont toujours contents de voir qu'on fait des efforts. Bon évidemment ça n'allait pas bien loin vu le peu de notions qu'on connaît, mais je suis hyyyyper fière de ma mini-conversation dans un lavomatic avec un ado, attention je me suis excusée de l'avoir gêné, il m'a comprise et m'a dit que ce n'était pas grave! Wouuuh ça y est je suis prête pour aller vivre à Singapour l'année prochaine :p

Hormis le vocabulaire de base ça vaut vraiment le coup d'apprendre les chiffres (leur système est très simple) car ils ne les maîtrisent pas bien en anglais, donc ça peut être problématique s'ils n'ont pas de calculatrice.

Ce site est pas mal du tout car il y a des leçons audio, c'est très accessible.

Je ne sais pas où trop caser ça alors je le mets là, une des curiosités de Taiwan c'est leurs camions poubelles! Ils diffusent une musique non-stop pour alerter les gens de leur passage et chacun jette directement ses ordures dans la benne. Une petite illustration en vidéo ici


La location de voiture et les transports

Depuis qu'on a découvert la location de voiture au Japon on ne peut plus s'en passer, c'est vraiment la liberté! Taiwan se prête particulièrement bien au road trip, l'île ne fait que 300 km de long et c'est très agréable de longer la côte en s'arrêtant pour faire des excursions (difficile de choisir, il y a vraiment plein de trucs à faire!). Par contre il y a pas mal de routes en lacets à cause des montagnes, c'est parfois assez chiant si on est sujet au mal de cœur.

Pour louer une voiture c'est très simple, il suffit de demander un permis international à sa préfecture de police. Je crois qu'on peut le faire par courrier mais sur place c'est super rapide, en 1/4 d'heure c'était fait.

On a essayé de réserver la voiture (on est passés par ce site) mais ils ne répondaient pas à nos mails. On les a appelés mais ils ne comprenaient rien. Mais de toute façon si vous n'y allez pas à l'époque du nouvel an chinois je pense qu'il n'y a pas de souci. Il faut compter environ 50 euros par jour et ensuite l'essence n'est pas chère du tout (pour le plein c'est "mama"). On avait un GPS moitié anglais moitié chinois mais on avait quand même prévu une carte (la saisie de coordonnées par numéro de téléphone ne marche pas super). Vu qu'on campait je ne sais pas trop comment on aurait fait sans, je pense que ça aurait été assez galère...Il y a l'air d'avoir pas mal de bus quand même, mais ils semblent rester sur les grandes routes et d'aller de ville en ville (enfin je crois).

La conduite est assez spéciale: en fait chacun fait un peu son truc comme il veut (genre tourner en vous coupant la route ou ne pas s'arrêter au feu rouge) mais les gens ne vont pas très vite. Donc au final c'est plutôt cool, il n'y a quasiment personne qui s'énerve ou qui klaxonne. En ville on a eu quelques frayeurs, avec des scooters notamment (ils sont PARTOUT!), mais on prend vite le rythme.

Par contre j'ai trop flippé car le type à l'agence nous avait répété plein de fois qu'il fallait respecter les limitations de vitesse (elles sont assez basses), sauf qu'on bout de 10 minutes de conduite Fabien se sentait en confiance et avait complètement zappé cette recommandation. Trois jours avant de rendre la voiture on a percuté que le message rouge en chinois qui clignotait ponctuellement sur le GPS était pour nous prévenir des radars! Purée sachant qu'il y en a environ tous les 10km je vous laisse imaginer le nombre d'infractions...Le stress, moi j'avais trop peur qu'il cueille mon Fabinou en rendant la voiture ou qu'ils nous présentent une facture de 2000 euros...Mais ouf RAS! Ou alors ils vont nous prélever le compte directement et on va avoir une jolie surprise...

Sinon on a aussi pris le train, c'est pas très cher, confortable et très rapide pour les grandes lignes (1h30 entre Tainan et Tapei par exemple).



Le camping
et les hôtels

Hormis le mauvais temps qui nous a bien compliqué la vie, on a beaucoup aimé camper. Il y a des campings un peu partout et apparemment d'après Tête de Chat les écoles primaires acceptent parfois que l'on plante sa tente dans la cour (j'imagine bien les gamins arriver le matin!). Les campings sont vraiment très bien, ils sont souvent spacieux, les sanitaires sont propres et il y a des douches. On trouve même des abris en cas d'intempéries, c'est très pratique (enfin sauf quand vous êtes obligés de déménager la tente en pleine nuit sous la pluie à cause d'ados qui ont décidé de faire péter les basses à 50m !)

Dans les hôtels, les chambres et surtout les salle-de-bain nous ont paru drôlement grandes après le Japon! On a bien rigolé en lisant les consignes de sécurité en cas d'incendie, plutôt que d'utiliser un escalier de secours il faut jouer à Spider Man en s'harnachant d'un équipement spécial permettant de descendre en rappel le long de l'immeuble!! J'imagine bien le truc dans la panique...



On trouve des lavomatics dans toutes les villes. On a dû batailler avec le distributeur pour obtenir de la lessive car il y avait plusieurs choix mais tout était marqué en chinois; après s'être tapés les lingettes absorbantes et l'assouplissant on a enfin eu notre lessive :p

Jinshan Youth Activity Center (au nord est près de la petite ville de Jinshan): on n'a même pas pu prendre de photo tellement il flottait...Le camping est grand, on peut également dormir dans un hôtel situé à l'entrée (le bâtiment est assez moche, il nous a trop fait penser à la maison hantée à Disneyland hihi). Les sanitaires étaient pas mal -il y a de nombreuses douches avec de l'eau chaude- mais il a fallu qu'on demande à ce qu'ils mettent en route le chauffe-eau et c'était assez long avant de pouvoir se laver.

A Danshui on a dormi dans l'hôtel juste en face de la gare (je crois que c'était le Sunny hotel ou un nom dans le genre). La chambre était spacieuse et confortable, vraiment rien à redire. Pour le matin on a droit à un bon pour le Mos Burger juste à côté, un peu bizarre de s'enfiler un burger à 9h du mat mais en vacances on s'adapte à tout hein!


Yongqi hotel
(Hualien): on a beaucoup aimé cet hôtel très bien situé et au staff particulièrement aimable. On y a dormi deux nuits, les chambres étaient très grandes et dans la 1ère on avait même un petit balcon où on a pu étendre le linge.

Il y a partout le même couvre-lit doré super kitsch!

Taroko National Park Heliu Camp (Taroko): j'ai eu un gros coup de cœur pour ce très joli camping situé en plein dans les gorges. La vue est superbe, on voit la montagne et on entend le doux gazouillis de la rivière. C'était juste magique de dormir dans un tel endroit...Les emplacements de camping sont surélevés, ce qui est pratique en cas de pluie. Il y a des tables de pique-nique et même des barbecue. Seul bémol, l'eau des douches est froide (et même glacée!) mais c'est vraiment un point de détail au vu de la beauté du site.




On n'y a pas dormi mais on a vu un camping très sympa à Shitiping, avec de beaux abris qui nous ont fait baver d'envie :p


Fuhyuan hotel
(Taitung): très bien situé près d'un marché mais on a super mal dormi à cause des jeunes qui gueulaient dans la rue...La chambre était pas terrible, la salle-de-bain vraiment moyenne et de manière générale ça faisait un peu cracra. Et pour les allergiques, Mimi le gros chat angora à l'accueil vous fera éternuer comme jamais, même Fabien qui normalement n'a pas d'allergie avait le nez qui pique lol! (c'est marrant on a vu énormément de chats angora dans la ville?)

Qing Lian Camp (Kenting): on a beaucoup aimé ce camping où on a dormi deux nuits. Il est tenu par une famille avec une vieille mémé très sympathique. Dommage qu'on n'ait pas vue sur la mer mais au moins il y a quand même les cocotiers! Les sanitaires ne sont pas très engageants à première vue mais en fait ils sont très bien, on a de l'eau chaude tout de suite et même à la maison je n'ai pas autant de pression! Il y a de beaux abris en cas d'intempérie et on peut dormir dans des petites cabanes perchées si on n'a pas de tente.



A l'extrême sud je vous déconseille le camping d'Eluanbi, il était complètement encaissé -aucun courant d'air et vue complètement bouchée- et ça faisait nid à bêtes (le gars qui nous a fait visiter nous a recommandé de toujours fermer la tente et de faire gaffe dans les sanitaires...). Dans le sud on trouve en effet ces panneaux de mise en garde :

Iris'Tower
(Tainan): la plus belle chambre qu'on ait eue! Très spacieuse, toute mauve, claire, vraiment superbe. L'ambiance est conviviale, si vous êtes sociable vous serez ravi :) Bon par contre le siphon des toilettes est très petit, Fabien leur a laissé malgré lui un petit cadeau huhu



Star Hostel (Taipei): il fait très moderne et le staff est vraiment adorable (une des filles parle couramment français presque sans accent c'est impressionnant!). Le matin on a le petit-déjeuner offert, tout est à disposition dans la cuisine et chacun fait sa petite popote. Il y a aussi un coin Internet, une télé, des canapés moelleux, bref c'est très sympathique.



Les randos

Loin de l'image hyper industrialisée que l'on peut avoir de ce pays, Taiwan est aussi une destination nature. Exceptées les gorges de Taroko, les paysages sont rarement sauvages mais on peut faire de très jolies balades. Ce qui est sympa c'est qu'il y a de tout: des lacs, des montagnes, (pour les hauts sommets apparemment il faut une autorisation) des plages, des forêts, des cascades, etc.

Comparés au Japon, de manière générale les paysages ne sont pas à couper le souffle (sauf les gorges encore une fois) mais au moins les trails sont faciles et ne requièrent pas une condition physique particulière. Et on a quand même vu des formations rocheuses assez hallucinantes qu'on n'avait rencontrées encore nulle part ailleurs (dans les parcs géologiques de Yeliu et de Jialeshui).

A Taroko il faut prévoir de bonnes chaussures de randos pour les trails qui traversent la forêt et une lampe de poche si on est amené à passer par les grottes. Sinon pour les autres balades de simples baskets font l'affaire.


La nourriture et les restos

Comme je l'ai déjà dit, on a vraiment eu du mal...A part à Taipei il n'y a pas vraiment de restaurant, ce sont plus des étals de rue ou des trucs un peu rapides. Les odeurs étaient parfois vraiment épouvantables et Fabien a mangé végétarien comme moi dans la mesure du possible. Il y avait du bon dans le tas hein, mais c'est quand même particulier! Disons qu'ils mangent vraiment TOUT. Chez mes amies Ying et Zhouqi on avait déjà expérimenté les oreilles et les pieds de porcs à la gélatine; là, entre autres douceurs mention spéciale aux brochettes de peau frites (le gras cuit dans le gras, c'est quand même fort!) et à la tête de canard -avec le bec s'il vous plaît!- au cou farci de poireaux. Remarque, nous à côté avec notre tête de veau, nos andouilles et nos grenouilles on ne peut pas vraiment critiquer...

Bon à côté de ça on a quand même eu l'occasion de bien manger, mais on a souvent fini au Seven Eleven (dire que je n'achète jamais de tout-fait à Paris, là je bavais littéralement sur les trucs industriels...) Ce qui est pratique c'est qu'il y a toujours de l'eau chaude pour les bols de nouille et souvent des micro-ondes pour réchauffer les plats sous-vide. De manière générale la nourriture n'est pas chère du tout, on a eu des menus complets à 2 euros.

On a été très étonnés de voir autant de bakery, il y a des chaînes partout et franchement certaines viennoiseries sont absolument délicieuses. Jusqu'à présent en Asie c'est là qu'on s'est le plus régalés pour ce qui concerne le sucré. On trouve notamment beaucoup d'angel food cake, un régal...

Les bakery



Sur les marchés on peut tester plein de trucs typiques. Ce que j'ai adoré c'était les beignets de patate douce, je n'en ai jamais mangé d'aussi bons de toute ma vie!







5 ans que je n'avais pas mis les pieds dans un Mac Do, ahlala qu'est-ce qu'on ferait pas en voyage...

Pour une dégustation gratuite de pâtisseries traditionnelles à Taitung, rendez vous dans la pâtisserie Muaji où on peut tout goûter. On a ramené ça, bon ça reste des pâtisseries asiatiques mais c'était quand même pas mal:



A Hualien on a mangé à Ye Hsiang Shi Dian, un des lieux de restauration favoris des habitants de la ville. Ils ne proposent que des bols de soupe avec une tonne de dumplings. C'est un endroit très populaire et on a bien aimé ce qu'on a avalé.


A Mataian on a essayé un restaurant ethnique proposant de la nourriture ami, comme souvent avec ce genre de restaurant c'était cher pour ce que c'était, mais c'était l'occasion de découvrir des plats originaux.



A Danshui on a mangé au Dongdong vegetarian, très bon et très copieux. Je ne sais pas ce qu'on a fait de drôle mais en tout cas on fait piquer de sacrés fous-rires aux deux dames qui nous servaient!

A Taitung pas loin de notre hôtel il y avait un fruit bar. On n'a vraiment pas regretté d'y être entrés car on a sympathisé avec le patron (qui parle très bien anglais car il a vécu aux Etats Unis). Il est intarissable sur les bienfaits des fruits et nous a conseillés dans notre choix. Le special qui contient 7 fruits différents est à tomber, en plus il nous a gentiment servi 4 verres pour qu'on puisse goûter tous les deux. Il nous a raconté qu'il avait ouvert ce fruit bar car sa femme est morte d'une maladie que les médecins n'ont jamais réussie à diagnostiquer et qu'il était convaincu de l'effet positif de l'alimentation saine sur l'organisme (il prêchait une convertie :p). Si vous en avez l'occasion faites-y un tour car ça vaut vraiment le coup.



Niveau shopping on n'a quasiment rien ramené. Pour rigoler Fabien m'a traîné dans une boutique kitschissime à Kenting, et entre les assiettes à dauphin et les sculptures en plâtre on a découvert une adorable collection d'animaux-légumes. C'était absolument à croquer, j'avais envie de tout ramener. A cause du prix je me suis limitée, on est juste repartis avec le chat-radis pour ma mamye et le lapin-carotte pour moi (avec bébé-carotte, il est pas trognon franchement ?!)



Pour d'autres aspects pratiques je vous conseille de faire un tour ici, sur le superbe blog de Tête de Chat.


30 oct. 2010

Aspects pratiques Japon II (parcs nationaux d'Hokkaido et île de Yakushima)



En complément du post aspects pratiques Japon I (grandes villes touristiques) vous trouverez ici des renseignements pratiques pour partir à l'aventure sur des destinations moins touristiques et plus "nature" au Japon: les parcs nationaux d'Hokkaido et l'île de Yakushima.
Pour les îles à l'extrême sud  (Okinawa, Ishigaki et Iriomote) c'est là.


Camping

Dans les parcs nationaux d'Hokkaido et sur l'île de Yakushima, il y a peu de possibilités de se loger près des points de départ des randonnées et c'est cher (40-50 euros minimum par personne en dortoir). Du coup on a décidé de camper. C'était la 1ère fois de notre vie et on n'a pas regretté car c'était une super expérience! On a acheté une tente dôme toute bête Go Sport (3 places) et elle a résisté à tous les orages et aux pluies diluviennes qu'on s'est essuyés, donc un très bon achat!

Le camping est vraiment intéressant d'un point de vue financier, il faut compter en moyenne 5 euros par personne. On peut faire aussi du camping sauvage, on en a fait uniquement sur Yakushima (trop peur des ours à Hokkaido!). Evidemment il ne faut jamais garder de nourriture dans sa tente: si on n'a pas de voiture on peut la laisser dans des caisses spéciales à disposition des campeurs. C'est un risque réel car il y a pas mal d'animaux sauvages qui viennent près des tentes (daims, renards, serpents, etc.). La vraie plaie c'était les moustiques, je n'en ai jamais vu autant de ma vie...Parfois en 5 minutes on était complètement assaillis et on se faisait piquer sans répit! Heureusement dans les 7 Eleven et compagnie ils vendent des serpentins qui dégagent de la fumée et les éloignent, ça vaut le coup d'en acheter. Prévoir absolument une lampe de poche car il n'y a parfois aucun éclairage!

Chargés comme des baudets avec le matos de camping : 19,7 kilos à la fin du voyage pour Fabien...
...et 17 kilos pour moi! Pourtant on était justes niveau fringues puisqu'on devait faire des machines tous les quatre jours
Les moustiques japonais sont féroces, la preuve en image!

A la période où on a été (fin août-septembre) ça ne sert à rien de réserver. Bien souvent on était complètement seuls ou presque, parfois il y avait quelques groupes. Globalement les campings sur Hokkaido étaient bien, on est vraiment dans la nature (souvent près d'un lac ou d'un bois). Sur Yakushima la plupart étaient fermés à cette période de l'année et ceux qu'on a visités étaient franchement pourris, du coup on a campé gratuitement près d'une jolie petite plage. Au niveau des sanitaires la propreté est variable. Il n'y a jamais de douches gratuites -parfois on trouve des cabines payantes mais c'est rare- donc il faut aller au onsen (il y en a très souvent à proximité).

Asahidake Onsen campsite (Daisetsuzan): il est très bien situé puisque pas loin à pied du téléphérique. Il y a une grande aire au milieu si on veut faire du feu donc c'est sympa. C'est vraiment "sauvage", je n'étais pas très tranquille mais c'est sûrement parce que c'était notre toute 1ère nuit en camping et qu'on était complètement seuls. Les sanitaires sont très propres et situés dans un joli bâtiment en bois à l'entrée du site.

Sounkyo Onsen campsite (Daisetsuzan): on a adoré ce camping tenu par des jeunes très sympas! Beaucoup de galères pour s'y rendre car le GPS ne le trouvait pas (il faut quitter la route et s'engager dans un petit chemin qui y mène en passant devant un grand hôtel abandonné en ruine) mais ça valait le coup de s'acharner. On campe dans une belle herbe verte et moelleuse et on peut laisser sa voiture juste à côté sur le chemin circulaire. Il vaut mieux aller dans les sanitaires à l'entrée car ils sont plus propres (il y a des cabines de douche payantes), les autres ne sont pas terribles. On trouve aussi des machines à laver. Si on n'a pas de tente on peut louer un petit bungalow. Par contre il est assez loin de Sounkyo Onsen (on a rencontré un type qui nous a parlé d'une zone de camping gratuite dans la ville même).


Sounkyo Onsen campsite
Wakoto-hanto Kohan campsite (Akan): on campe sur les bords du lac Kussharo-ko donc la vue est absolument superbe (et on peut se baigner, l'eau est fraîche mais agréable). Par contre les sanitaires sont abominables puisqu'il n'y a pas de chasses d'eau dans les toilettes ni de dispositifs biologiques pour les déchets, c'est juste un trou! Je ne vous raconte pas l'odeur...Donc ne faites pas comme nous, plantez votre tente trèèèès loin! Là aussi il y a des bungalows à louer.


Wakoto-hanto Kohan campsite

Akan Kohan campsite (Akan): notre pire nuit de tout le voyage...Le camping n'avait pas l'air trop mal (on n'a même pas payé car la réception était fermée quand on est arrivés et repartis) mais on s'est tapés un énorme groupe d'Américains, je ne sais pas si c'était une communauté ou quoi mais ils étaient au moins une centaine. Et je suis désolée mais la plupart des Américains à l'étranger -en groupe- qu'on a croisés dans nos voyages étaient insupportables, c'est simple ils se croient chez eux où qu'ils soient! Ceux-là étaient vraiment à tuer, ils ont passé la nuit à hurler, se bourrer la gueule et chanter à tue-tête, on n'a pas fermé l'œil de la nuit. On s'est collés à tous les pauvres Japonais qui devaient aussi subir ces abrutis et qui s'était réfugiés près du parking pour essayer d'avoir un minimum de tranquillité. Bon heureusement qu'il ne sont pas tous comme ça mais déjà que j'avais une mauvaise image des Américains en voyage, là je vais avoir encore plus de mal...Quelle image ils donnent de leur pays vraiment!
A part ça les sanitaires ne sont pas terribles (ça pue) et il y a des machines à laver.

Kuma-no-yu campsite (Shiretoko): un joli camping, parfait si vous voulez voir de près des daims et apercevoir des renards à la nuit tombée! La petite famille à l'accueil est très sympa et les sanitaires sont propres et spacieux. Par contre il est un peu loin de Rausu donc il faut une voiture (mais il y a de nombreux autres campings dans le coin).

Ocean View camping place (Yakushima, Miyanoura): on est restés en tout et pour tout...10 minutes! Ce n'est pas un camping mais une décharge: il y a des vieux bouts de ferraille rouillés et des déchets éparpillés un peu partout, et aucun emplacement adapté pour planter sa tente. Il y avait un genre de sanitaire en préfabriqué comme pour les ouvriers sur les chantiers et on n'a même pas osé y rentrer...

Kairakuen camping place (Yakushima, Miyanoura): la nuit tombant et las de chercher un camping qui ne soit pas fermé, on a décidé de passer une nuit ici. De l'arnaque! La dame était aimable comme un cul et c'était super cher (8 euros par personne!). L'emplacement est moche et les sanitaires sont horribles: sales, des araignées partout, de l'eau chaude payante (pour le prix on espérait bêtement qu'elle soit gratuite...) et même pas de miroir (il y a juste des éclats cassés!). Seuls points positifs : des machines à laver, un fil pour étendre le linge et des ustensiles de cuisine mis à disposition.

On a donc décidé pour les nuits qu'il restait de faire du camping sauvage à Isso Beach, une adorable petite plage où on était bien tranquilles. En plus il y avait des sanitaires (pas de lumière donc il faut absolument une lampe de poche) et même une petite douche en plein air où l'eau était presque tiède, le bonheur!

Camping sauvage à Isso Beach

Hôtels


Oak Hotel (Tokyo): voir Aspects Pratiques Japon I

Chuo Oasis Hotel (Osaka): notre coup de cœur! Il est bien situé, assez luxe et les gars à l'accueil sont adorables, en particulier Shogo Yasuda avec qui nous avons sympathisé! Ils sont toujours prêts à vous aider et à vous donner des renseignements. La chambre à la japonaise est super spacieuse (on l'a préférée à la chambre occidentale) et on trouve au RDC des machines à laver.

Our dear friend Shogo^^

Hotel & Residence Nanshukan (Kagoshima): un grand hôtel assez "business". La chambre est très confortable et la salle-de-bains plus grande que d'habitude (plus qu'un placard à balais quoi!). Ils sont très accueillants et nous ont même offert des glaces -une spécialité de Kagoshima- à notre arrivée. En plus il y a une machine à laver gratuite avec lessive à disposition (mais le sèche-linge marchait très mal).

Guesthouse Nara Komachi (Nara): un accueil chaleureux et une chambre confortable dont la particularité est une cloison transparente qui sépare des toilettes! (j'ai quelques photos compromettantes de Fabinou mouahaha!). Mais que les pudiques se rassurent, on peut baisser un rideau. Par contre on ne peut faire le check-in qu'en milieu d'après-midi, c'est assez embêtant.



Hotel Acty
(Kanazawa): encore un hôtel assez business avec une très grande chambre. Il y a un accès Internet à l'accueil et le type nous a montré comment connecter gratuitement le Netbook de Fabien, c'était gentil.


Onsen

On a été dans de nombreux onsen vu qu'on ne pouvait pas se laver dans les campings (il y a beaucoup d'établissements, ouverts souvent jusqu'à 20h, notamment à proximité des campings). La qualité est variable mais c'était sympa justement de tester différents types: du bain public populaire au truc assez luxueux.

Chez les femmes il n'y avait généralement pas beaucoup de monde et c'était essentiellement des personnes un peu âgées (je n'ai jamais vu d'autre occidentale mais c'est sûrement parce qu'on n'était pas dans des coins très fréquentés par les touristes). Il n'y avait pas de panneau à l'entrée concernant les tatouages et je n'ai jamais eu aucune réflexion ou regard désapprobateur, juste quelques coups d'œil un peu étonnés mais c'est tout. On laisse ses affaires -ainsi que sa serviette- dans un panier dans une petite salle attenante et ensuite à la lavette! Excepté dans le onsen près du camping de Wakoto-hanto Kohan (où on trouve uniquement des robinets d'eau froide et d'eau chaude séparés) il y avait toujours des douches. Normalement on se lave assis sur un petit tabouret et on utilise la bassine, mais souvent je me lavais debout par commodité et on ne m'a pas regardée de travers. Fabien m'a dit que les hommes se cachaient le sexe mais chez les femmes on ne s'embarrassait pas de ce genre de précaution! Evidemment il ne faut pas être pudique mais personne ne regarde, il y a vraiment une bonne ambiance.

Pas d'impair, on ne se trempe dans le bain qu'une fois lavé! Dans les établissements un peu luxueux il y en a souvent à l'intérieur et en plein air. Ils sont très chauds et sentent parfois un peu le souffre, moi j'y ai juste mis les pieds car j'avais peur de faire des réactions à cause de la chaleur, mais Fabien en a profité à chaque fois et cela le détendait bien après les randos.

Bien souvent il y a une balance, un sèche-cheveux et des glaces pour se pomponner. Au bain public d'Akan Kohan, la salle où on se déshabille était décorée avec plein de trucs super kitsch et ils passaient de la musique, c'était trop marrant !

Bref, une bonne expérience que je suis contente d'avoir tentée!


Location de voiture et transports :

Dans le Lonely et sur différents sites/blogs il était marqué que les transports publics étaient rares dans les parcs nationaux d'Hokkaido, je confirme! Dans le Daisetzsuzan par exemple on n'a pas vu un seul bus public (pourtant il y avait quelques arrêts). Mais même s'il y a des transports publics c'est galère, d'une part parce que les campings ne sont pas toujours près d'un arrêt, et d'autre part car une fois son campement installé il faut parfois faire pas mal de chemin pour trouver quelque chose à manger. En plus les horaires ne sont pas pratiques, il y a très peu de passages: tôt le matin et en milieu d'après-midi (le dernier passé à 16h ou 17h). Donc vraiment je vous conseille de louer une voiture! A Yakushima on n'avait pas prévu d'en louer une mais finalement on s'est décidé à la dernière minute tellement on avait kiffé à Hokkaido. Il semble y avoir quelques bus sur l'île mais ils ne vont pas partout et là encore il faut alors pouvoir se préparer à manger sur place le soir au camping.

Pour louer une voiture il faut d'abord obtenir la traduction certifiée de son permis en japonais. Pour cela, soit on le fait sur place dans une agence de la Japan Automobil Federation (il y en a dans les grandes villes) soit on le fait à l'avance de chez soi en envoyant à l'ambassade de France au Japon divers documents et 2000 yens, ils vous renvoient alors la traduction 2 semaines après. C'est ce qu'on a fait et on l'a bien reçue pile poil dans les délais annoncés !

Un petit lien pour les modalités pratiques: clic

On a adoré avoir la voiture, c'est une telle liberté! C'est cher mais finalement on a compensé avec avec l'argent économisé grâce au camping. Pour réserver le véhicule on est passés par ToCoo. C'était super pratique de pouvoir étaler tout le matos pour camper, notre bordel et les sacs à l'arrière. Niveau conduite Fabien s'est vite familiarisé avec la conduite à gauche et le fait que ce soit une automatique. Les routes étaient en très bon état. Le GPS était en japonais mais c'était assez facile de s'en servir car il suffisait de rentrer le numéro de téléphone du lieu où on voulait aller. Par contre les Japonais sont HYPER lents ils conduisent comme des tortues! Ca nous rendait fous, Fabien qui a une conduite assez sportive ("parisienne" dixit l'intéressé...) passait son temps à doubler...C'est marrant de faire le plein car on a juste à attendre dans sa voiture pendant que les types font tout en criant très fort. Et on a même gagné 1 yen de réduction en jouant au jackpot à la station essence, youhou!

Notre belle petite voiture à Hokkaido

Randonnées

Les randos qu'on a faites à Hokkaido et à Yakushima étaient parfois difficiles mais rien d'insurmontable si on est en bonne condition physique. Les montées étaient raides mais n'excédaient pas 2-3 heures donc ça allait. Moi j'avais plus de mal avec les descentes, je me traînais comme une mémé par peur de tomber...Je vous conseille d'acheter un bâton télescopique comme en ont quasiment tous les Japonais, ça nous aurait été bien utile dans les descentes.

Les chemins étaient composés de racines, de grosses pierres et/ou de tous petits gravillons de lave. Il est donc indispensable d'avoir de bonnes chaussures de randonnées! Et n'oubliez pas votre K-way car même si on crève de chaud en bas, une fois arrivés au sommet on se les caille. On prenait toujours un pique-nique acheté au 7 Eleven car il n'y avait évidemment rien pour acheter sur place.

Le risque de rencontrer des ours est réel. A mon grand soulagement on n'en a croisé aucun mais il faut toujours être prudent. Tous les randonneurs sont donc équipés de cloches accrochés à leur sac-à-dos, c'est chiant d'entendre gling gling non-stop mais ce n'est pas une option!


Voilà le genre de charmante affiche qu'on rencontre au départ des sentiers...

Les chemins sont extrêmement bien balisés: il y a de nombreux panneaux et surtout des rubans de couleur accrochés tous les 15m. On a rencontré un Anglais qui nous a parlé de promeneurs ayant erré plusieurs jours dans la brume, ils ont vraiment dû s'éloigner des sentiers car c'est impossible de se perdre en suivant les balises!

Etonamment on trouve des Information Visitor Centers partout, même dans les coins les plus reculés, et ils sont bien fournis en cartes renseignant sur les choses à voir dans le coin et les aspects pratiques, notamment pour les randos (peu en anglais). Il y a souvent au moins une personne qui parle anglais. On y trouve aussi des petites expositions et parfois même des films sur la faune et la flore locale.

Nourriture/restos


Hormis à Asahidake-Onsen (où il n'y a que l'espèce de cafétéria au téléphérique qui ferme à 17h), on a toujours réussi à trouver à manger relativement facilement. Le midi on pique-niquait donc on achetait des trucs au Seven Eleven (ainsi que le matin); on avait toujours des provisions dans la voiture au cas où et ça nous a parfois été bien utile. A Yakushima on avait trouvé vers Minayoura un supermarché, donc y allait tous les jours, souvent à l'ouverture comme les petits vieux! Une fois on a même assisté à une réunion matinale du gérant avec tous les employés!

Cette année on s'est beaucoup mieux débrouillés que l'année dernière pour les restos, j'ai d'ailleurs rarement eu faim. Il faut dire que Fabien savait lire les kanjis des chiffres et qu'on a amélioré notre vocabulaire de base, donc on arrivait à mieux comprendre.

-A Osaka on a mangé à un très bon thaïlandais situé à Dotombori: Krungtep. La boisson glacée à la mangue était exquise et les plats raffinés. Dans la galerie de restaurants de l'Umeda Sky Building, on peut déguster d'excellentes okonomiyaki à Kiji Honten, un resto spécialiste du genre qui vaut vraiment le détour.

-A Akan on a goûté des spécialités aïnu dans un resto réputé pour sa cuisine traditionnelle mais impossible de me rappeler le nom. On a dégusté notamment les fameux sashimi de poisson glacés, étrange mais bon! L'ambiance était un peu bizarre car il y avait le chef de famille qui glandait tranquille dans son super fauteuil en regardant la télé, pendant que les femmes s'activaient à faire la cuisine et le service; patriarcat quand tu nous tiens...

-A Tokyo on est retournés manger des sushis à Ueno, dans la galerie de restaurants au dernier étage du grand building en face de la gare (je sais c'est pas précis, moi et les noms...). De tous les restos de sushis c'est vraiment le meilleur qu'on ait testé, je vous recommande en particulier les sushi unagi, une merveille!

-A Kagoshima on a essayé la chaîne Pronto et surprise, c'était délicieux! Les pâtes comme les pizzas étaient franchement bonnes, et on y est retourné le lendemain matin pour déguster des pancakes tout-à-fait honorables.

-A Yakushima on a mangé tous les soirs dans un tout petit resto tenu par une adorable grand-mère, qui apparemment ne comprenait pas qu'on apprécie autant sa nourriture et semblait très touchée de notre fidélité! (elle était trop mignonne, le dernier soir on lui a offert une petite tour Eiffel en porte clé avec une carte postale, elle n'en revenait pas!). Ce n'était pas cher, très copieux et on s'est vraiment régalés, notamment avec les différents katsu don (Fabien a même goûté du topi, le fameux poisson volant!). C'est un petit établissement à Miyanoura avec une "enseigne" en tissu jaune (vous savez le truc à l'entrée sur lequel il y a marqué le nom du resto et sous lequel on doit passer en courbant la tête), à côté d'une grosse tortue de pierre sur le trottoir. On a goûté aussi du chiffon cake (très répandu au Japon) près du port de Miyanoura, dans le café du Centre Environnemental et Culturel, très bon mais j'ai quand même préféré le mien :p

-A Rausu (Shiretoko) on a très bien mangé aussi, on a testé les deux premiers restos avec des enseignes lumineuses en venant du camping de Kima-no-yu. On a dégusté notamment des espèces de beignets d'anguille qui sont une spécialité du coin, c'était franchement bon. En plus les gens étaient très gentils et on a pu parler un peu avec eux en nous débrouillant avec des mots anglais et japonais. On nous a même offert en dessert des "Pino", des petites bouchées glacées qu'on trouve au supermarché et qui sont délicieuses.

-A Kanazawa on a adoré le "bar" typique de produits de la mer Itaru, certainement ce qu'on a mangé de meilleur pendant ce second voyage! C'est un peu comme un bar à sushis, on regarde les chefs préparer devant soi la nourriture. Chacun commande plein de mini-plats, ça revient cher mais c'est divin (je recommande en particulier les croquettes de sardines et le gratin de crabe aux champignons; Fabien a quant à lui particulièrement apprécié les omelettes japonaises).

-On a également testé des pâtisseries traditionnelles dans le quartier de Nagamachi dans cette même ville, et même si ça reste assez spécial on sentait que c'était des produits de qualité. La pâtisserie que j'avais choisie était recouverte d'une espèce de pâte à sucre dont la texture faisait penser à de la pâte d'amande, et l'intérieur était très moelleux. Par contre il n'y avait pas vraiment de goût, c'était surtout la consistance qui était intéressante.


D'autres douceurs

Et puis pour finir je ne résiste pas à vous montrer les quelques petites choses qu'on a ramenées, cette année on s'est limités pour ne pas charger les sacs mais on a quand même craqué sur des conneries!


L'adorable porte cure-dents maman renard et ses bébés
Le rouleau de scotch en forme de donut
La mini-pochette à accrocher à son sac (j'y mets mon kleenex de secours!)
Et toutes les babioles ghibli qui coûtent la peau des fesses mais auxquelles je ne peux pas résister...