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1 août 2011

Flores, part 1



Un peu partout on peut lire que Flores est l'île la plus sauvage des Açores et effectivement la nature s'en donne à cœur joie. La végétation est super luxuriante (par moment on se croirait vraiment dans la jungle!), il y a des massifs de fleurs éclatantes absolument partout, des lacs, des cascades, enfin c'est un vrai petit paradis. Le revers de la médaille c'est qu'il fait souvent moche, on a eu plus de flotte que de beau temps. Et faire les trails avec de la boue jusqu'à la cheville c'est pas super rigolo.

On a vu des dizaines et des dizaines de lapins sauvages, ils sont à croquer mais par contre ils surgissent sans prévenir des fourrés pour traverser la route ou bien stationnent sur le bas-côté, ce qui fait que j'étais hyper stressée. Et c'est peu dire que je frôlais l'hystérie après qu'on s'en soit pris un par jour de brume, pauvre lapinou c'était vraiment atroce ça nous a brisés le cœur :(

Quelques paysages pris en photo au hasard de nos pérégrinations sur la route...


Rocha dos bordoes, les orgues de basalteAu détour d'un virage, une myriade de cascades dégringolant des falaises

Quand on a débarqué à l'unique camping de l'île on était tous contents car le paysage était superbe: la mer d'un côté et une cascade de l'autre. Sauf qu'il n'y avait que de l'eau froide dans les douches, et ça c'est juste pas possible quand il fait dans les 14° à la nuit tombée! On était dégoûtés, en plus dans les offices du tourisme ils étaient incapables de nous orienter pour qu'on puisse dormir chez l'habitant...Heureusement on a fini par dénicher un bon plan chez une dame qui faisait maison d'hôte et qui nous a accueillis toute la semaine.

Notre premier trail a été mémorable (c'est le n°68 du Rother Guide: from Ponta Delgada to Faja Grande) il était long -environ 18 kilomètres- mais ça a été le préféré de tous ceux qu'on a faits à Flores. Comme il ne forme pas de boucle on est obligés de faire l'aller-et-retour le long de la côte, donc prévoyez suffisamment de temps pour ne pas vous faire surprendre par la nuit. On a démarré sous la flotte (pour changer!) et le chemin était ultra glissant, on a fini plusieurs fois sur les fesses et dans les descentes on avançait vraiment pas-à-pas. Au bout de quelques kilomètres nos chaussures étaient complètement trempées tellement on pataugeait dans la boue et forcément ça n'arrange pas les choses de perdre l'équilibre en traversant un ruisseau pour finir avec de l'eau jusqu'au mollet! Mais hormis ces petits désagréments on a vraiment apprécié la balade : la majeure partie du chemin était entièrement bordée d'hortensias, on avait une vue imprenable sur l'océan, la végétation était trop belle et brillante grâce à l'humidité, on pouvait admirer des murs d'eau, on traversait des champs avec des petits lapins bondissants de partout, bref que du bonheur!



L'horizon à perte de vueFaja Grande, enfin!

On a traversé le joli petit village aux portes de Faja Grande et outre les magnifiques fleurs abondant devant toutes les maisons, on a pu admirer la cascade qui dévale la falaise juste derrière le village. Quel spectacle mes amis! Il ne faut pas hésiter à emprunter sur la gauche un petit chemin passant devant un enclos à moutons pour s'enfoncer un peu dans la verdure, car le paysage est absolument splendide.



Pendant que j'étais en train de gagatiser devant les moutons, une vieille dame est sortie de sa maison pour me parler en portugais. Et surprise elle parlait en fait couramment anglais! On a commencé à tailler la bavette, elle assise sur son perron, nous en train de crâmer au soleil. Et puis le temps passant (trois bavards ensemble ça cause!) elle nous a invités à venir chez elle pour boire un coup et manger de la pastèque. Elle nous a raconté toute sa vie, depuis sa naissance dans cette maison jusqu'à son départ aux Etats-Unis où elle s'est mariée et a eu cinq enfants qu'elle nous a montrés en photos. Elle a voyagé à travers le monde, a habité de nombreux pays et vient maintenant quelques mois par an se ressourcer dans sa vieille maison pleine de souvenirs.

Quelle merveilleuse et émouvante rencontre, j'en garde un souvenir très fort, j'en avais les larmes aux yeux de la quitter lorsqu'elle m'a serrée contre elle en nous disant qu'elle nous garderait dans son cœur...C'est précisément pour ce genre de rencontre unique et faite complètement au hasard que jamais ô grand jamais je ne renoncerai au voyage sac-à-dos. Quel bagpacker n'a pas en mémoire de tels souvenirs si intenses...

Elle avait un si beau visage, pour une fois j'ai osé lui demander si on pouvait la photographier

Le retour était bien plus agréable que l'aller, déjà parce qu'on était tous ragaillardis par ce chouette moment et ensuite parce qu'il faisait grand soleil (ce qui a d'ailleurs été la seule fois sur Flores!). Du coup les paysages étaient encore plus beaux, on n'arrêtait pas de s'extasier.


La mer, les fleurs, la verdure, le bonheur du photographe!Une rencontre avec un petit habitant pas craintif pour un sou
L'île de Corvo au loin

On est rentrés fourbus mais heureux, et le lendemain on rattaquait pour le trail n°64 (circling Faja Grande), pas mal mais un peu décevant après tout ce qu'on s'était pris dans les mirettes la veille. Il faut dire que les éléments étaient contre nous puisqu'il pleuvait comme vache qui pisse, le départ du chemin n'était purement et simplement pas indiqué et on a dû pique-niquer comme on a pu en essayant de s'abriter...Je ne sais pas si vous avez déjà essayé d'étaler le contenu d'une boîte de thon à l'huile sur une galette de riz quand il pleut, mais c'est du sport! Heureusement ça a fini par s'arranger pour qu'on puisse prendre malgré tout de belles photos en haut d'une vigie de la baleine permettant d'avoir une vue imprenable sur Faja Grande.


On est passés par un éco-village qui propose des maisons à louer, c'est mignonnet comme tout mais ça coûte la peau du cul!
Faja Grande du haut de la vigie
Ce qui est excellent dans les églises c'est qu'ils ne mettent pas des fleurs artificielles toutes pourries comme chez nous pour décorer; ils n'ont qu'à piocher une ou deux brassées aux alentours et hop ça donne de magnifiques compos fleuries
Retour à la cascade du départ

Au prochain numéro: comment on s'est retrouvés dans une merde noire avec la voiture et pourquoi mes biscottos nous ont été bien utiles pour une fois!


11 juin 2010

Tsim Sha Tsui, le marché aux fleurs et le marché aux oiseaux


Le premier jour on a commencé par la Tsim Sha Tsui promenade avec l'avenue des stars. C'est un peu comme à Hollywood avec les étoiles et les empreintes de mains des stars (mais là que hong kongaises évidemment). Il y a quelques sculptures, ça fait un peu carton-pâte mais c'est sympa.


La promenade est agréable car on voit bien la baie, mais le soleil tape fort...Il y avait un couple de mariés, ils devaient vraiment étouffer dans leurs beaux habits!

On voit bien la brume de chaleur

Ensuite on s'est promenés dans Kowloon. On a fait une rue où il n'y avait que des animaleries! Elles n'ont rien à voir avec nos enseignes honteuses telles Truffaut, Animalis et compagnie: elles sont très bien tenues et les animaux ont l'air en bonne santé. C'était flagrant notamment au niveau des lapins, ils étaient tous sevrés, n'étaient pas plus de deux par cage et avaient à leur disposition du vrai beau foin et des légumes (sans compter qu'ils n'avaient pas chaud puisque toutes les boutiques sont systématiquement climatisées; en même temps ils ne tiendraient pas longtemps sinon les pauvres...). D'ailleurs c'est vraisemblablement un animal de luxe, on a vu un gros bélier à 240 euros!

C'était la grande mode des Bernard-l'hermite

Ensuite direction le marché aux fleurs. C'est vraiment la ville des orchidées,par excellence ,elles sont splendides. Ce qui est rigolo c'est qu'ils en mettent partout pour décorer les rues, c'est une fleur très commune là-bas.


On a fini par le marché aux oiseaux même si moi ça me serre toujours le cœur de voir ces pauvres bêtes dans de si petites cages...Il y avait beaucoup de vieux papis qui discutaient entre eux, on sentait les habitués. Le brouhaha était parfois assourdissant avec le pépiement des oiseaux!
En fait les oiseaux sont des porte-bonheurs et leurs propriétaires les emmènent avec eux lorsqu'ils parient aux courses!

Les sacs de criquets pour nourrir les oiseaux, brrr...