Bien installée dans le bus n°7 en route vers le Seoraksan National Park, je vois un couple de touristes essayant désespérément de demander un truc au chauffeur (aimable comme un cul, quelle surprise). "Mes pauvres coco, je pense, vous êtes pas arrivés!". Je finis par comprendre qu'ils sont en galère de monnaie, du coup je leur propose de les dépanner.

C'est comme ça que je fais la connaissance de Joanna et Christopher, deux Norvégiens hyper gentils avec qui j'ai tapé discute tout le trajet. Ils ont vécu huit mois à Montpellier et parlent super bien français, je suis scotchée! (je suis toujours admirative des gens qui manient aussi rapidement les langues...). On parle pas mal de la Norvège, de la Corée, et je m'aperçois qu'ils n'ont pas du tout le même ressenti que moi: ils ne trouvent pas les gens spécialement agréables mais c'est tout. Bon, de toute façon maintenant j'en ai tiré mon parti, ici je suis un objet de curiosité et ça bloque mes rapports avec les gens...Arrivés au parc national, on se hug et se souhaite de bonnes randos ainsi qu'une bonne fin de voyage; eux comme moi ont envie de faire leur truc de leur côté, parfait!


 Le cadrage de photos, c'est pas trop son truc à Christopher! :p


Vu qu'il fait un temps magnifique, j'en profite pour filer au téléphérique. Il y a beaucoup de monde et du coup on doit se pointer à l'heure exacte indiquée sur le ticket. Préparez-vous à jouer des coudes car la courtoisie n'est pas de mise, l'entrée dans la cabine ressemble à un pogo géant (auquel enfants et vieux participent allègrement; surtout les vieux). Le paysage est déjà très sympa à mesure qu'on s'élève.








Arrivés en haut, on suit un petit chemin pour déboucher sur une grande étendue rocheuse. Le panorama est superbe, on aperçoit toute la chaîne de montagnes, perdue entre verdure et rocaille. On peut s'aventurer sur les rochers mais vu qu'il n'y a aucune sécurité mieux vaut faire gaffe, surtout que ça glisse. J'ai assisté à des scènes hallucinantes de gens prêts à tout pour prendre une belle photo! Entre ceux qui se tenaient à deux doigts du précipice, ceux qui escaladaient le plus haut possible à quatre pattes (en tongs bien évidemment) ou encore ceux qui prenaient des poses improbables et qui manquaient de perdre l'équilibre, on explosait le record de suicidaires sur ce bout de rocher! Bien conscient de tous ces inconscients, le Parc a délégué un type spécialement chargé de les surveiller et de les rappeler à l'ordre au mégaphone! C'était vraiment cocasse.


 


 




De retour en bas, pique-nique le long d'un petit torrent
(trop pratiques les ananas en sachet!)
 Le cadre près de Sinheugnsa Temple est superbe

Après ça, en route pour Heundeulbawi et Ulsanbawi! (la seconde rando étant la suite de la première). Le sentier est relativement facile jusqu'à Heundeulbawi; on se balade dans des forêts de pins où galopent des nuées d’écureuils prêts à tout pour vous piquer un peu de bouffe. Encore une fois les gens sont équipés comme des oufs (et pour le coup ça ne sert un peu à rien). D'ailleurs je ne sais pas comment ils faisaient avec leur combi vu la chaleur!

La première rando s'achève sur Gyejoam grotto, construite en 652. Le site en lui-même est assez impressionnant car il comporte un immense mur de pierre avec des gravures et une vaste étendue de roche, elle aussi gravée, sur laquelle on se tient pour dominer la forêt. Dans la petite grotte -très basse de plafond, on peut tout juste se tenir debout- se trouve un temple, où une charmante dame offre des morceaux de pastèque aux touristes.


Pour emprunter le trail, on repasse devant le gros bouddha



 
 


 L'entrée de la grotte
 



La suite de la rando jusqu'à Ulsanbawi est plus éprouvante car il y a pas mal de marches à avaler. Cela dit j'ai trouvé ça bien plus facile que Towangseongpokpo observatory; il suffit juste de faire des pauses régulièrement. C'est surtout la chaleur qui complique la chose finalement. Mais alors ça vaut l'effort! Ulsanbawi est absolument superbe, c'est sans conteste le clou du parc national. Il s'en dégage un truc particulier, enfin moi qui suis assez réceptive aux atmosphères naturelles, pour le coup j'avais du mal à décrocher de ma contemplation. A faire impérativement quand il fait beau!

Le trail est parsemé de promontoires qui offrent 
des vues plus majestueuses les unes que les autres



 Le sprint final
 Ulsanbawi se mérite! 
Chapeau aux mamies et papis qui lâchaient pas le moceau....
 
 Fait chaaauuuuud!


 Ulsanbawi le magnifique



  




Il faisait encore plus beau quand je suis redescendue, les couleurs de fin de journée enveloppant tout le site de teintes chaudes. Pour le coup j'ai kiffé le retour en bus après cette journée à crapahuter. En plus de ça j'ai assisté à un magnifique coucher de soleil depuis mon studio; de bonnes croquettes de pomme de terre maison, des légumes, une poêlée de bananes et au lit! 









A suivre: je ne pourrais définitivement pas être peinarde deux minutes dans ce pays, même sur la plage!




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