Notre arrivée à Tenerife s'est faite sous un soleil de plomb, pour le coup ça nous changeait de la grisaille parisienne! On s'est immédiatement rendus à l'appartement qu'on avait loué et après avoir attendu un peu Sonia, la propriétaire, celle-ci nous a enfin introduit dans notre petit nid douillet. On est tombés sous le charme de la vue depuis la terrasse (en même temps, c'est en grande partie ce qui avait motivé notre choix!). Les courses expédiées, on a filé à la plage finir l'après-midi.


Visez un peu la vue!



Ma grande crainte était de devoir conduire le scooter pendant les vacances...Comme Juju n'a pas de permis, il a effectivement fallu en louer un à mon nom. Juju se fout toujours de moi parce que mon 700cm3 de 200 kilos je le pilote sur le bout des doigts (et je le trimballe sans problème comme passager alors qu'il fait deux fois mon poids), mais par contre j'ai une peur bleue de conduire un petit scooter de merde! J'avoue, ce truc ne m'inspire pas confiance...C'est donc en tremblant que j'ai présenté mon permis à la dame du magasin de location pour récupérer le véhicule infernal, mais heureusement elle n'a pas sourcillé quand Juju a pris les commandes. Sauvée, j'ai pu faire ma princesse pendant tout le voyage! :p

Notre première vadrouille à Tenerife nous a conduits à un promontoire surnommé le mirador de montana Roja. C'est un espèce de gros bloc rougeâtre qui permet d'admirer une vue superbe sur tous les environs. Il est situé au bout de la playa de la Tejita, donc vous pouvez faire d'une pierre deux coups en profitant en plus de la plage. 






Le chemin pour monter en haut du mirador est rocailleux - ça glisse un peu - mais relativement facile et court. On s'est extasiés tout du long, car où qu'on porte le regard c'est beau! Les paysages sont très arides et avec plein de dégradés de couleur. La vue est particulièrement sympa sur la station balnéaire El Medano, située de l'autre côté. Arrivés en haut on a déjeuné: le premier pique-nique des vacances :)



 







 Retour à la plage de Tejita



Le soir quand on ne revenait pas trop tard de notre journée de visites, on aimait bien se poser à la plage pas loin de chez nous, sur Costa Adeje. On a alterné entre playa el Duque et playa deTorviscas, toutes deux assez familiales et relativement tranquilles. On a d'ailleurs largement préféré ce coin à playa de la Americas qui concentre les grands resorts et les fêtards, pas trop notre ambiance. La balade aménagée le long de la mer est agréable et les couchers de soleil y sont superbes!







 


  



Un festival de couleurs depuis notre terrasse!




La suite : le chemin où coiffé de ton plus beau casque, tu n'as pas le droit de t'arrêter plus de 30 secondes à cause des risques d'éboulements!





Et voici notre nouveau colocataire, un gros pépère bruxellois (4 kilos d'amour) qu'on a ramené hier à la maison! C'est un ancien reproducteur dont son éleveur voulait se débarrasser. Après cinq ans de vie en clapier et un an de cage en refuge (forcément, vu son âge, les candidats à l'adoption ne se battaient pas...), on espère lui offrir, enfin, une vie heureuse en totale liberté. 

Pour l'instant il est très méfiant (pas étonnant vu son passé...) mais on espère qu'il apprendra à nous faire confiance avec le temps. En tout cas il casse la croûte, les légumes ne font pas long feu avec lui :p

Edit: Après quelques jours seulement,  Pelligro s'est totalement détendu! Il est devenu très joueur, court un peu partout, ne manque pas une occasion de faire une bêtise et apprécie les caresses :)

N'achetez pas, ADOPTEZ!


Au refuge


 Et à la maison dans sa nouvelle famille^^


Découverte de la terrasse







Le climat (juin)

Pour le coup on peut dire que j'ai eu un temps exceptionnel! Il a fait super beau aussi bien à Séoul qu'à Sokcho, avec des températures relativement chaudes au soleil (aux alentours de 25°-28°). Pour autant ça restait agréable car il y avait de l'air et pas trop d'humidité. Le soir je mettais parfois un petit pull léger. 
Et pour une fois la clim  dans le métro et autres lieux publics n'était pas surpuissante!




Les randos

Un peu comme à Taïwan, j'ai beaucoup aimé le fait que l'on puisse facilement avoir accès à la nature à partir des villes, sans avoir à louer de voiture ou à s'éloigner outre mesure. 
Depuis Séoul, après un simple trajet de métro, vous pourrez allez randonner au Bukhansan National Park [ligne 1 jusqu'à l'arrêt Dobongsan; environ 45 minutes depuis le centre. Ensuite il y a environ un quart d'heure de marche jusqu'au parc, vous n'avez qu'à suivre les gens]. Ne vous fiez pas à cette proximité pour vous dire que vous ne pratiquerez que de simples balades...Certains sentiers sont ardus, il y a de sacrés grimpettes qui se rapprochent parfois de l'alpinisme et qui nécessitent une bonne condition physique. Ne vous y aventurez pas sans de solides chaussures de rando (ne faites pas comme moi quoi, je m'en suis vraiment mordu les doigts...).
Au pied des sentiers, vous trouverez d'innombrables boutiques qui proposent absolument tout ce dont vous pourrez avoir besoin pour randonner (y compris de la nourriture). Il y a pas mal de monde, donc évitez le WE dans la mesure du possible. On vous donnera un plan à l'entrée, je ne l'ai pas trouvé très clair mais il faut dire que je n'ai pas trop cherché vu que j'ai rencontré mon vieux sympathoche qui me guidait et m'empêchait de me casser la gueule :p





A Sokcho vous aurez accès aux merveilleuses montagnes du Seoraksan National Park [prendre le bus n°7 ou 7-1 et descendre à  Sogongwon Entrance bus stop; en fait vous descendrez avec tout le monde. L'accès au parc coûte quelques euros]. Après mes mésaventures au Bukhansan je craignais d'être mal équipée mais les chemins sont beaucoup mieux aménagés. Même s'ils montent et qu'il y a de sacrées marches à gravir, de bonnes baskets suffisent. Je vous conseille d'y passer au moins deux journées complètes. Les sentiers sont extrêmement bien balisés, il est impossible de se perdre (aucune carte n'est nécessaire; au pire vous pouvez toujours photographier celle à l'entrée). Le téléphérique vaut le coup, on a un beau panorama.


Les transports

Pour rallier le centre-ville depuis l'aéroport de Séoul en transport, vous avez 2 solutions:
---) prendre l'Express Train qui va directement de Incheon International Airport Station jusqu'à  Seoul Station (il y en a environ toutes les 35 minutes)
---) prendre le All Stop Train qui dessert toutes les stations depuis l'aéroport jusqu'à Seoul Station (il y en a à peu près toutes les 10 minutes)
Suivre les signes AREX (Airport Railroad Express) pour accéder aux trains et acheter vos tickets aux machines.

Pour aller de Séoul jusqu'à Sokcho, prendre le métro jusqu'à Gangbyeon station (la ligne 2 qui est verte) et emprunter la sortie n°4. Traverser la rue : en face se trouve la gare routière (Dong-Seoul). Il y a une quarantaine de bus par jour qui vont à Sokcho de 6h du matin jusqu'à 23h! (j'ai acheté mon billets 2 jours avant par sécurité, mais hors WE je pense que vous pouvez simplement vous pointer le jour J). Le trajet prendre environ 3h et inclut un stop pipi-casse-croûte. Les bus sont confortables et les places sont numérotées (il y a même des places seules, donc pas obligé de vous coltiner un voisin).




J'ai trouvé le métro de Séoul clair et facile à emprunter. Il n'y a pas de difficultés particulière pour se diriger et c’est bien indiqué (mieux qu'à Paris!). Le système est similaire à celui de toutes les métropoles asiatiques: un pass que l'on alimente aux machines, le montant est débité selon le trajet  aux bornes de sortie. 
A Sokcho j'ai pas mal marché et j'ai pris les bus quand ça faisait trop loin. Il faut payer directement au chauffeur en montant (attention à avoir de la monnaie). Idem, c’est facile de se débrouiller et pourtant je n'aime vraiment pas les bus.

Le dernier jour mon avion partait à 23h, donc je n'avais pas envie de me transporter mon sac-à-dos toute la journée....Sachez qu'il y a des consignes avec des casiers de tailles différentes dans beaucoup de stations de métro, c’est super pratique!


Les gens

On aborde là le point épineux de mon voyage...Je ne vais pas radoter vu que je me suis déjà suffisamment appesantie sur ce sujet tout au long des posts, mais de tous mes trips, je n'ai jamais eu aussi peu de contacts et de relations aussi désagréables avec les gens.

Pour résumer, il a fallu faire face :
- aux insupportables ajuma qui constituent vraiment une plaie nationale (pauvres jeunes, devoir se coltiner ça à longueur de temps, je les plains sincèrement) et que j'ai dû remettre plus d'une fois à leur place (et vas-y que je te bouscule dans le métro, et vas-y que je te gruge dans les files d'attente, etc.)
- aux vieux vicelards frustrés (on va dire + de 40 ans) qui me mataient comme un bout de viande, me fixaient, me tournaient autour, se plantaient devant moi, et tout ça sans gêne aucune. Je n'ai JAMAIS ressenti un tel malaise, y compris au fin fond de la Malaisie ou au Maghreb [bon OK dans le Sabah j'avais tapé un type qui m'avait pincé les fesses mais c'était vraiment un cas isolé!]
- aux adolescentes hystériques
- aux gamins braillards et mal élevés, accompagnés de leurs parents tout aussi gueulards
- aux femmes d'un certain âge empêtrée dans un tel carcan de normes de genre qu'elles baissaient les yeux et fuyaient dès que j'essayais de rentrer en contact
- à la foule qui a manifestement un problème d'orientation (ils se cognent sans arrêt les uns aux autres et semblent désorientés dès qu'il y a un obstacle sur leur route, on dirait qu'ils ne savent pas comment réagir, c'est vraiment étrange?!) et qui n'a aucune jugeotte [une anecdote pour vous donner un aperçu de cette brillante intelligence : de retour sur Séoul, quand je suis descendue du bus, le chauffeur avait tellement collé le véhicule contre un autre bus qu'il y avait très peu d'espace pour aller chercher son sac dans la soute. Je laisse donc la personne devant moi prendre son sac et faire demi-tour (ben oui logique!). Quand arrive mon tour, je prends mon sac, je me retourne et je vois deux débiles qui s'étaient empressés de s'engouffrer derrière moi, je ne pouvais plus ressortir. Bande d'abrutis, j'ai dû les engueuler pour qu'ils reculent. Et ce n'est pas un exemple isolé...]




Pour avoir parlé avec d'autres touristes, je me suis rendue compte qu'ils n'avaient pas eu de rapports aussi désastreux avec les gens. Dans mon cas je pense que le fait d'être une femme seule avec un physique un peu atypique a malheureusement joué contre moi...Heureusement j'ai quand même fait quelques belles rencontres, mais globalement je me suis sentie très isolée tout le voyage.


Mes apparts

J'ai trouvé les deux sur Airbnb et j'en étais très contente.

A Séoul j'ai loué ce studio, il était à la fois spacieux, clair et bien situé (dans le quartier d'Itaewon). En plus le lit était super agréanle. Les environs immédiats étaient pas tops tops mais franchement ça allait. Après une grosse pente (qui me soulait tellement que je faisais la montée en courant) on se retrouve dans une grande rue commerçante avec le métro.


 La jolie petite terrasse
 La vue dégagée
 

 
 Un bon bouquin et un bon curry de légumes après la journée de visites: le bonheur!


A Sokcho j'ai loué ce studio. Hojoon, son propriétaire, est très gentil et accueillant. L'appart est situé à proximité immédiate de la gare routière et d'un arrêt de bus permettant notamment d'aller au Seoraksan National Park; donc très pratique. J'ai adoré la vue sur le lac, je me tapais de magnifiques couchers de soleil tous les soirs!





 Hojoon m'avait laissé de délicieux thés, j'ai tellement aimé celui au cacao et coco 
que je m'en suis recommandé ensuite sur ebay!


La Corée sans gluten, sans lactose et veggy!

Ouhlala que j'ai galéré... La Corée est le pays le plus anti-végétarien que j'ai jamais visité (et à l'époque j'étais même pas encore vegan!). Comme affirme Hojoon avec ébahissement: "Ici ça n'existe pas!". Il y a de la viande, du poisson ou des fruits de mer absolument PARTOUT! A tel point que même au resto indien (qui est quand même le fief des végétariens en milieu hostile) j'ai retrouvé des bouts de viande dans mes currys de légumes. Peut-être que si je n'avais pas eu toutes mes intolérances ça aurait été un peu plus simple, mais vu le nombre effarants d'autres trucs auquel je réagis, y avait toujours un truc qui n'allait pas. Et étant donné qu'ils étaient souvent aimables comme des culs, j'ai préféré me débrouiller par moi-même.

J'ai survécu la plupart du temps grâce aux 7 Eleven and co avec les chips nature, les œufs durs, les fruits et les onigiri. Heureusement j'ai parfois trouvé des supermarchés, le bonheur!! Pour le coup ils étaient super bien achalandés. Y avait plein de légumes, de fruits à gogo (chers par contre), de légumineuses, de riz, de nouilles de riz, de beurre de cacahuètes, etc.


De la verdure, je revis! (lapinou sors de mon corps!)




J'ai mangé une seule fois à un resto coréen, 
ils ont été très gentils et ont bien voulu retirer la viande d'un plat
J'ai ramené des gâteaux de riz (les fameux tteok à base de riz gluant) à Juju

Ce qui m'a posé le plus de problème - au-delà du fait que c'était galère pour manger - c'est que l'espace public est littéralement envahi d'image d'animaux morts. Dans le genre, vous vous baladez dans la rue, sur les murs sont placardés d'immenses affiches de viande sanguinolente. Ou bien ils mettent des représentations d'animaux trop mignons (mais vraiment mode kawaï) à côté de photos de steak ou de pilons de poulet...Ils n'ont absolument aucune conscience que ce qu'il y a dans leur assiette provient d'un être vivant et sentient (encore pire que chez nous je trouve), la dissociation est totale.

A Sokcho ça m'a fait mal au cœur de voir ces pauvres crevettes, crabes et compagnie, qui attendaient entassés dans de minuscules aquariums devant les restos d'être ébouillantés...Bref, la Corée dans le genre spéciste on peut difficilement faire pire et attendez-vous à voir vos valeurs mises à mal en permanence autour de vous.